Un agréable rayon de soleil m’accueille à mon (moins désiré) réveil ce matin. La météo est encourageante, aussi je laisse mon lunch à la maison : je ferai l’aller-retour pendant ma pause pour profiter du beau temps ! On atteint même les 15 degrés dans l’après-midi ! N’en pouvant plus de tant de printanisme, je saute dans un train après le boulot pour aller voir la plage et goûter l’eau.
Long Beach est une destination prisée des New Yorkais pendant l’été. Le reste de l’année ça a des allures de stations balnéaire en hiver : c’est un peu mort. Il reste quand même les gens du coin qui animent un tantinet le voisinage. Mais il faudra m’expliquer ce qui passe par la tête des gens qui vont courir sur un tapis roulant dans un club de sport à 1 minute de la promenade de bord de mer… OK ils payent un abonnement, mais euh voilà quoi…
Et au bord de la promenade de bord de mer, un hôtel qui m’a fait tour à tour penser à cette sympathique attraction à Disneyland puis à l’image que je me fais d’un lieu de tournage idéal pour un film à la Hitchcok :
Dans cette ambiance de thriller et de tension psychologique, je retrousse mon jean à la mode “pêche aux moules”, retire mes baskets et chaussettes et fais quelques pas hésitants sur le sable… glacé… sans savoir que j’étais sur le point d’être plongé au coeur d’une tragédie encore toute fraîche …
(Je préfère avertir mon jeune public/personnes sensibles/femmes enceintes qu’ils feraient mieux de passer leur chemin pour cette fois-ci, les photos qui suivent sont d’une rare violence…)
Les traces laissées par l’auteur du crime indiquent qu’il aurait prémédité son acte. La trace la plus ancienne est celle au tout premier plan, qui laisse penser à un atterrissage précipité vu l’écart avec les traces suivantes un peu plus loin. Une approche rapide n’a laissé que peu de chance à la victime dont les restes sans vie gisent épars. En arrière plan les traces sont formelles à nouveau : le coupable s’est dirigé vers l’océan pour nettoyer tout indice de son passage. Il pensait certainement que la marée effacerait rapidement ses empreintes, mais c’était sans compter ma présence sur les lieux. Je m’élance donc à la poursuite du malfrat pour tomber nez à nez quelques minutes plus tard avec un second drame :
On retrouve ici le même schéma, avec une approche par les airs, un coup fatal bien précis et efficace, mais aucune trace de lutte.
Je poursuis mon enquête à la recherche d’éventuels témoins. C’est Jojo qui me raconte le premier l’événement tragique. Il était en train de somnoler quand il a entendu de sinistres craquements qui l’ont réveillé en sursaut. Le temps d’accourir et il était déjà trop tard (en fait il était encore sur la route quand je l’ai rencontré …).
L’histoire de Jojo concorde parfaitement avec celle de Coco qui a entendu des bruits similaires à la même heure. Lui a vu s’enfuir un individu, je m’élance dans la direction qu’il m’indique…
Les traces sont fraîches, le gredin ne peut être bien loin …
Oh non, il s’est mêlé à la foule ! Comment savoir de qui il s’agit ?? Je m’approche à pas de loup, suspicieux. Un bruit d’ailes, je me retourne pour voir un individu s’échapper comme il est arrivé, volant droit vers le soleil pour m’empêcher de l’identifier …
THE END
Est-ce que je suis fier de moi ? Assez oui, voyez plutôt :
Pour les grincheux qui veulent profiter en toute sérénité des photos, un album “Long Beach” vient de faire son apparition sur mon Picasaweb.
Mes pieds sont rapidement devenus bleus, donc je n’ai pris que deux photos de mes pieds dans l’eau … je vais devoir étouffer mes véléités d’aller nager encore un ou deux mois j’imagine !
Sur le chemin du retour, alors que le train passe un horizon dégagé, j’aperçois dans le lointain la skyline scintillante de Manhattan sous un ciel aux couleurs de soleil couchant, un étang au premier plan reflétant la scène. New York, New York !
Bon, maintenant que vous êtes bien rassasiés de clichés et de clichés américains (vous avez compris le jeu de mot ?? hé hé !!) on va passer à ce que vous préférez (faites pas semblant je vous connais !!!) : les petits délires de la vie quotidienne !!!
Je fais comme prévu : j’ai mon appareil photo toujours à portée de main et je dégaine régulièrement … mais comme je suis un brin flemmard, m’occuper d’écrire un billet pour 2 photos d’un pauvre écureuil ça me branche pas vraiment ! Je préfère conserver ma motivation intacte pour un gros billet bien croustillant (j’ai pris le café avec George Clooney dans la boutique Nespresso de la 5th avenue, j’ai fait mon jogging dans Central Park avec Jennifer Aniston, tout ça tout ça …)
Tout ça pour dire que je vais tout vous mettre en vrac, ça va être un peu décousu mais ça vous fera une dose concentrée de Nico qui devrait vous durer au moins quelques heures !
La photo d’en-tête date du lendemain du Snow Day : 3 mars. On avait eu super beau temps et j’avais repris des photos en allant au boulot (cf picasaweb).
Sur le chemin du boulot il y a un feu de circulation incroyablement long … Du coup c’est un de mes spots photo favoris ! Ci-dessus c’est en direction de chez moi, il y a un Dunkin’ Donuts (chaîne de coffee house) et à gauche un authentique Diner des années 60 ! (ceux qui viennent me voir auront droit à un brunch là-bas !).
C’est vraiment typique, y’a les serveuses avec leur tablier qui viennent voir si tu veux un refill pour ton café -trop long- ou si tu vas pas t’étouffer avec ton omelette et si tu veux plus de syrup sur tes pancakes ! =D
On prend vite l’habitude de laisser un pourboire et d’ailleurs ils rendent volontiers la monnaie en Ones pour s’assurer que tu auras de quoi fournir un tip généreux.
La première fois qu’on se retrouve avec une liasse d’une dizaine de billets de 1 dollars on -nous les hommes- se dit qu’en mettre quelques-uns de côté pour une soirée spéciale pourrait être utile (hum hum …) mais en fait on s’y fait, et c’est moins lourd que des pièces !
Dans la catégorie : “je m’ennuie en attendant que le feu passe au blanc” (oui ici les feux piéton sont blancs, pas verts … je vous présente une magnifique … roulements de tambour … une magnifique … j’ai perdu ma fiche … une magnifique voituuuuure !!
Restons dans la série voitures avec une corvette garée en face de mon bureau un soir :
Et les plus observateurs d’entre vous auront remarqué ce qui est inscrit au sol sur cette place de parking :
Mon appareil photo à la main, j’en profite pour prendre un aperçu du coin ! Juste en face de la corvette se tient un des magasins les plus utiles de Lynbrook (une épicerie ? non ! un supermarché ? non !) : un magasin de chiots ! (on voit la façade à gauche sur les photos de la corvette).
Je ne vous parle pas de l’énorme boutique de matelas, des 4 magasins de costumes ni de celui de robes de mariées … Y’a tout à lynbrook ! sauf un supermarché … Un peu moins inutile mais un peu quand même : le cinéma local qui ne passe que les films de merde :
A l’ancienne avec les lettres qu’on accroche et tout ! Et d’après ceux qui s’y sont aventurés, il n’y a pas de chauffage dedans … ni de clim !
Woohoo ! un firetruck passe, sirènes hurlantes :
On est juste en face de mon bureau, alors je vous en remet une couche, c’est là que je travaille :
Sur le chemin il y a cette petite église sympathique, et je voulais tester un nouveau logiciel pour faire les panoramas, donc j’ai rallongé un peu mon détour :
(clic pour originale)
Juste en face de l’église se trouve un cabinet d’avocat dans une maison toute mignonette :
Le 20 mars arrive … avec le printemps :
Mais bon, ça s’est calmé dans l’après-midi et ça n’a pas tenu, donc tout va bien.
Sinon, ça fait des mois que je résiste à la tentation… mais l’attirance est trop forte, et personne n’est là pour me décourager, et puis zut : je suis aux USA, il faut que j’en profite !! Et puis c’est le printemps, alors vous comprendrez … j’ai craqué !! J’avoue tout !!!
Mais c’est aussi par souci d’économie à long terme ! J’ai acheté le plus gros disponible, il fait 1,2 kg ! Miam miam !!!
Venez par là mes petits !! (en plus avec une bonne bière, devant un DivX, “c’est le mouvement perpétuel à la portée de l’Homme” – dixit JC et je ne lui donne pas tort !)
Bref …
Faisons un jeu : il est 6H30 du matin dans un petit quartier résidentiel tranquille de Lynbrook. C’est la bonne heure pour ?
a. dormir
b. élaguer les arbres sur le bord de la voie ferrée et broyer leurs branches
c. se réveiller, l’ami du petit déjeuner, l’ami ricorée
d. la réponse d
C’est votre dernier mot ? Vraiment ?
Dans la série réveil sympathique j’ai eu un magnifique enchaînement ce matin (22 mars, grasse mat’ au programme) : un diabolique combo avec dans l’ordre une grosse alerte qui a fait rugir les sirènes de pompier / police / ambulance pendant 30 minutes vers 7H, l’heure de pointe des trains entre 7H et 8H (4 dans chaque sens), le chien débile des proprios qui abboie pendant 20 minutes sans s’arrêter vers 8H30, réveillant le bébé qui chiale pendant 45 minutes (je pense que sa chambre est sous la mienne …), réveillant à son tour mon coloc (mike, il va falloir songer à graisser les gonds de ta porte de chambre) qui commence sa journée par d’incessants aller-retours entre sa chambre et la cuisine et la salle de bain. Vers 10H, au bord de la crise de nerfs, je branche mon iPod et me lance l’intégrale de “Romantic Guitars” pour couvrir tout ce boucan. Ivre de sommeil, j’émerge vers midi, ravi d’avoir combattu avec bravoure et gagné cette bataille pour le droit à un juste et profond sommeil !
Flashback avec une photo prise hier soir :
White Castle est une chaîne de fast food assez connue. Sa réputation est d’être vraiment bon marché mais assez immonde. Ils servent -paraît-il, je dois aller vérifier – des minis burgers qu’on achète par brassées pour avoir une quantité correcte de bouffe. Selon mes informations, c’est de la cheap food pour quand on est bourrés et qu’on veut se remplir l’estomac … De ce point de vue, cette franchise est super bien située : au pied de la gare de Lynbrook, parfait pour quand on rentre chez soi après une soirée bien arrosée ! (à faire donc). Pour l’anecdote, cette chaîne a fait l’objet d’un film pour gamins : Harold & Kumar Go to White Castle (2004). D’après le synopsis Neil Patrick Harris – Barney dans HIMYM – joue dedans, je vais peut-être voir ce que ça vaut (oui, je suis aussi là pour tester le pire et pour vous en parler !!)
Le 7 mars dernier … (j’ai hésité à le publier à la bonne date, mais c’est pas super pour la visibilité du billet …)
En possession d’un billet d’orchestre acheté le matin même au tkt de Front & John street à moitié prix, j’était des premiers à attendre – fébrile – l’ouverture des portes du Majestic Theatre de Broadway.
N’étant pas un habitué de ce genre d’endroit assez classieux, il m’émerveille toujours d’assister à la ronde des plus aisés se pressant auprès du bar d’un standing irréprochable en quête du dernier drink à la mode.
Le théâtre est d’un style classique et il y a effectivement un orchestre dans la fosse !
J’ai été bluffé par la qualité et l’ingéniosité des décors qui s’enchaînent à un rythme effréné durant les 2H30 de la représentation : on passe en moins de deux minutes à un décor de la scène de face puis de derrière puis un découvert mouvant nous fait ressentir la descente dans les sous-sols de l’opéra jusqu’au lac souterrain, impressionnant !
La performance des artistes était à mon sens très convaincante. J’ai du mal à réaliser qu’ils font deux séances par jour… Les voix étaient vraisemblablement amplifiées, mais je pense plus à des micros qu’à du playback (confirmé par mon boss quand j’en ai discuté avec lui, c’est un des ses shows préférés !)
Ce fut donc une expérience bien à mon goût même si j’imagine qu’y aller à plusieurs doit être plus sympa… On s’en refera surement avec ceux qui viennent me voir !!
(Scroll down to bottom for slideshow and English comments)
Vendredi 13 mars, la fin de journée approche à grands pas. Difficile de ne pas réaliser comme le temps passe vite, j’ai constaté avec dépit que mon blog commence à être à la traîne et c’est pas cool ! Ni pour vous ni pour moi…
Comme tous les weekends, je me prévois le plus beau des deux jours en ballade à Manhattan et l’autre pour les tâches ménagères et la détente. Comme un weekend sur deux ça ne se passe pas comme prévu… Je reçois ainsi un coup de fil de Sachin, couchsurfer de long island rencontré à la soirée bowling la semaine dernière. Il est amateur de randonnée et nous avions évoqué l’idée d’une excursion ensemble – moi par défaut de moyen de transport et lui pour le partage du coût du trajet. La météo est prometteuse samedi, donc on lance l’idée sur le groupe couchsurfing de New York. Râpé pour la grasse mat’ (ce n’est que partie remise) car je dois prendre le train assez tôt jusqu’au point de ramassage.
Soit dit en passant : Jamaica Station c’est un coin du Queens qui craint du boudin !! En 10 minutes d’attente j’ai vu un gars louche qui a essayé de me faire croire qu’il était chauffeur de taxi (so what?), une femme bizarre qui prenait les passants à parti (mais j’ai rien compris…), un vieux qui promenait des composants électroniques dans un caddie et deux policiers interpeler deux blacks après une fouille au corps sur le trottoir…
Sachin arrive ensuite en compagnie de Sarahjean au volant d’une Audi A4 à boîte manuelle qui nous a garanti un trajet assez sportif ! Nous récupérons le dernier participant à la gare la plus proche du départ de la rando et nous élançons sur le Chemin des Appalaches qui offre suffisamment d’options pour permettre d’adapter la durée et la difficulté au fur et à mesure en rajoutant des détours à la boucle prévue.
Pour les désintéressés du texte, pas la peine d’aller plus loin (ni plus haut … vous avez déjà passé tout le texte pour voir les illustrations !) je vous mets un diaporama … et -une fois n’est pas coutume- les commentaires seront en anglais ! (ceux que ça intéresse vraiment et qui ne comprennent pas me demanderont des détails)
I really enjoyed the way there, despite Sachin’s failed attempt to convince us that a GPS device needed to be followed blindly (on the bright side, we went past a few interesting spots we wouldn’t have seen otherwise!)
At the start of the trail, we met this weird guy who had nothing else to do on a Saturday morning but to come speak with hikers… The weather was really nice and I was starting to feel I had too much clothes on (espacially on the way up!).
The winter landscape seemed rather dead all along the hike with no leaves in the trees and a lot of trees down (we saw plenty of chainsaw marks, probably the work of the weird guy…).
We walked at a quiet pace, took time for breaks and stops to see the view.
There was this Led Zeppelin moment when I learnt what a “brook” is : of course I know “Stairway to heaven”, but that doesn’t mean I know the lyrics or their complete translation! tss tss!
Around 1PM we stopped on top of a hill for lunch which turned into a debate on marriage and modern society (in a boys against girl pattern it seems… =Þ)
We voted against a nap and went back on track for the remaining of the hike which took us to some very interesting places :
There was this hole in the ground where Dileep insisted to look inside (didn’t go all the way down though …) just after crossing the path of these untouristic japanese people.
Then we had this long talk (while walking) on people doing incredible stuff when in the particular situation (lost on an island, and stuff…) which turned into a talk on beliefs and fate and knowledge and positive thinking (can’t figure how…)
And before we knew it we were standing on the ice of an ancient mine filled with frozen water (=ice, that’s right!) We spent a lot of time trying to figure out wether it was thick enough for us to stand on it (throwing rocks and ice blocks) and then Sarahjean just went all the way there so we started having fun too! (refer to pictures)
Then we went on and I learnt another word: boulder. How come we never learn the useful stuff at school??? Like when I’m in a pizzeria and there’s no menu I have no idea what their name is!!! That’s basic stuff!!! How do you expect to teach students to survive in an English-speaking country if they can’t even order a pizza???
So I missed the joke about the boulder valley… We were on top of a close-by hill and Dileep was staring at something in the valley: “I think I can see one!!!” and Sachin : “where? Oh yeah, I can see one too” and so on during 5 minutes before I start staring too … “What are you looking at, I can’t see anything!”… very funny guys! =Þ
We finally walked through this valley and we did see a lot of them …
We saw a few white-tailed deers (maybe that’s why they had white tails…) running away as we arrived, debating about I can’t remeber what… I had my camera in my hand but before I switched it on they were gone. Here’s a picture found on the internet:
I can’t remember, but maybe that was even before the frozen cave…
We took a break on a little bridge over another brook after the boulder valley where we met two guys we had gone “bouldering” with a thick mattress in case they fall in the process. If someone went there recently, you might have found a lone hat right there, it’s Sachin’s! Give it back!
Nothing much happened later, we just took another break on another -broken- bridge not long before the end of the hike.
We dropped Dileep at his train station and went for dinner at Chili’s which is a well-knowed chain of restaurants. Sachin’s efforts weren’t enough to get the waitress nor the manager to accept my French Driver’s license as a proof of age and I was refused the right to drink alcohol. My vengeance was to get 3 free refills of my big glass of lemonade!!! Mouahahahaha !!!
The way back to Long Island was kind of sleepy for Sarahjean in the back of the car and kind of racy for me in the front. Nothing dangerous though, it really felt like Sachin was in good control.
Thx again Sachin, that was a great day away from the city! Don’t hesitate to write a comment if you have more to tell about that day!
Mike est un couchsurfer du Queens, un quartier (ou “borough”) de la ville de New York situé sur Long Island. Il héberge une fois par mois une soirée film international, qui est plus un prétexte pour les locaux à des retrouvailles à l’abri du froid. J’ai la chance d’avoir fait connaissance avec Maryanne (couchsurfeuse aussi) qui n’habite pas très loin et allait également à cette soirée – en voiture – et m’a fait profiter du trajet.
Le quartier du Queens ne m’attire pas spécialement mais j’avoue que l’appartement de Mike était vraiment sympa : grand, lumineux, décoré avec goût et sobriété, et vraiment à un prix d’achat abordable m’a-t-il confié !
Je passe sur le visionnage de “Y’a-t-il un pilote dans l’avion ?” parce qu’on était suffisamment nombreux pour que les discussions diverses et variées couvrent le son et l’intérêt de ce chef d’oeuvre du cinéma américain !
Une soirée fort agréable en somme, avec des rencontres agréables de gens sympathiques, ouverts et d’excellente compagnie. C’est ça aussi le Couchsurfing !
Mercredi 4 Mars : bowling night
Sur l’impulsion de Maryanne, le groupe Long Island se lance dans une soirée bowling ! Bon, on était 5 et on a joué qu’une petite heure, mais comme c’était mon dépucelage baptème de bowling, j’ai apprécié quand même !
Jeudi 5 Mars : Manhattan pub night avortée
Le jeudi est le meeting hebdomadaire du groupe couchsurfing de Manhattan, et j’avais bien prévu d’y aller pour retrouver quelques couchsurfers rencontrés depuis vendredi, mais je me suis dégonflé avant de partir … non, je vous vois bien vous offusquer derrière l’écran, vous savez bien comment ça fait ! Donc voilà, peut-être ce jeudi …
Vendredi 6 Mars : colleagues night
Je pousse un peu ma journée pour attendre mes collègues qui vont fêter le weekend au bar d’en bas (tiens ça me rappelle une chanson ça …) et on se dirige tout d’abord vers les hispanos du coin qui tiennent une pizzeria pas dégueu pour un “take out” (à emporter) que l’on déguste au comptoir du bar avec une bonne bière. Enfin pas moi … Mon goût pour l’inconnu et la découverte me pousse à tester les coutumes étranges de Paul, mon collègue polono-irlandais étatsunien ! Donc ce soir j’attaquais par une pinte de Scotch and Ginger (mélange de whisky et de Canada Dry). Alors oui, je vous vois encore derrière votre écran (je vous vois beaucoup ce soir …) faire les gros yeux : “mais qu’est-ce qu’il va encore nous inventer ?” et tout ça tout ça (je vous ai pas encore parlé de mon café à l’abricot et au sirop d’érable …). J’avoue c’était pas extra au début, un peu déroutant même (j’en suis toujours au scotch and ginger hein, faut suivre), mais quand le scotch commence à faire son effet, on est agréablement surpris par le goût (mais y’a un reste de surprise, c’est vrai, plus comme avant cependant !).
Puis une pinte de stella, quelques parties de billard, une pinte de blue moon, et la route vers le pub suivant se fait un peu tortueuse, mais une bonne pinte de Guinness m’aide à suivre les rescapés dans un petit resto sympathique où je m’enfile des Potato Skins plutôt pas mauvaises (celles de Boston Pizza à Hamilton étaient meilleures mais bon) avec une dernière pinte de bière pour faire glisser ! Euh … il est déjà minuit, mon lit me tend les bras ! Super soirée avec les collègues. (Don’t drink and drive though… shame on you!)
Lever à 10:30 après vérification de le météo : samedi beau et chaud mais dimanche sera pluvieux. Je me tire du lit à regret et prends une douche pour finir de me réveiller. Prochain train à 11:40, j’avale un semblant de lunch, attrape mon manteau et sors à grandes enjambées tout en achevant de m’habiller (les voisins commencent à me connaitre pour ça …). La différence de température par rapport à mardi est accablante (on est passés de -20°C en ressenti à +18°C …), je quitte rapidement mon pull.
Je profite de mes 40 minutes de train pour feuilleter mon Routard et me documenter sur le quartier que je compte arpenter aujourd’hui : le Financial District et plus globalement le Sud de Manhattan.
Mon premier objectif au sortir du métro est le Tkts à l’angle de Front et John Street. C’est un guichet d’achat de places de Broadway Show à moitié prix pour le soir même. J’hésite un moment entre Mamma mia! et Avenue Q que l’on m’avait recommandé pour son humour décapant, mais je ne saurais dire pourquoi, The Phantom of the Opera exerçait sur moi une bien plus grande attirance.
Même à moitié prix une place orchestre c’est quand même pas donné ; je risque pas d’y aller tous les weekends !
Je flane ensuite autour du Pier 17 près duquel se trouve en ce moment la controversée exposition Bodies – au prix prohibitif de $28 – que j’hésite à aller voir. Mais priorité à New York, je suis là pour ça après tout !
En avant pour la balade !!!
Shermerhorn Row
Sur Fulton Street, entre Front et South, se trouve cet alignement (row = rangée ou ligne) des maisons les plus anciennes de la ville. Nous entrons dans le “South Street Seaport” et je vous fais profiter de la visite guidée du Routard :
C’est le berceau de l’Amérique, l’ancien cœur du port du New York, hyperactif au XIXème siècle et jusqu’au début du XXème siècle. C’est ici que débuta la richesse de l’Amérique, dans le ballet incessant des clippers. Et puis c’est à Seaport que fut inaugurée, par Thomas Edison lui-même, la 1ère station d’éclairage urbain à l’électricité le 4 Septembre 1882. Il y a quelques années, le quartier fut sauvé de la démolition par une importante mobilisation populaire, à caractère largement sentimental. Aujourd’hui, un nouveau projet de réhabilitation plane autour du mythique et “scorcesien” Fulton Fish Market. Le vieux marché aux poissons (le 2e plus grand du monde, juste derrière Tokyo) a finalement déménagé dans le Bronx en 2005, après 15 ans de rebondissements. Du pain bénit pour les promoteurs qui sont en train de créer à la place une zone de loisirs et de promenade. Comme symbole de cette nouvelle faèade maritime, Calatrava devrait réaliser prochainement àç la point de sud de Manhattan le 80 South St, une tour composée d’un empilement de 12 cubes de verre accrochés à deux colonnes d’acier de 280m de haut et qui promet d’être sacrément originale !
La fin de Fulton St. menant au Pier 17
Le Pier 17 est un ancien dock reconverti en centre commercial avec un “food court” au dernier étage. Pas super intéressant. De mon point de vue son attrait majeur est de donner une vue sympa sur la skyline du sud de Manhattan et d’accueillir quelques grands voiliers :
Vers le Nord, la succession des Brooklyn, Manhattan & Williamsburg Bridges
La suite du parcours prévu passe par Wall Street qui abrite quelques joyaux de la mégalomanie humaine (non je ne critique plus autant les américains depuis que je suis là … ). L’intérêt pour vous de parcourir ce blog est d’y trouver autre chose que des photos et un guide touristique (j’espère) donc je vais essayer de commenter un peu plus personnellement tout ça en sus des citations du routard !!
De prime abord on pourrait comparer Manhattan et Toronto qui sont deux grandes villes nord américaines en bord de grande étendue d’eau, similairement hérissées de buildings plus hauts les uns que les autres… Et pourtant le ressenti est totalement différent et je me l’explique pas … Toronto m’a parue étouffante et opressante, Manhattan m’émerveille et m’enchante, sans que je sache dire pourquoi… Si je glissais ici quelques photos de skyscrapers de Toronto on ne saurait certainement pas les distinguer de celles de Manhattan, alors quoi ??
Manhattan (ou Toronto ?)
Je ne sais pas vous mais j’ai toujours eu cette vision de Manhattan telle qu’elle peut être cristallisée par le seul média visuel auquel j’avais accès avant : la télé et le cinéma… Oui, c’est comme dans les films et les séries, mais non, pas tout à fait non plus… Tous les petits coins qui font de mauvais lieux de tournage font aussi d’excellentes exceptions à la réputation visuelle de cette ville. Je suis impressionné par le contraste entre le vieux et le récent, entre le majestueux et le misérable, l’immense et le restreint, le mégalo et le sage qui cohabitent paisiblement et avec une nonchalance déconcertante…
On approche de Wall Street en descendant Pearl St.
Pearl & Beaver St, Wall St. hors champ à droite
Smileyman !
Wall Street, faisant une allée de béton et de briques vers Trinity Church
Reprenons notre ami Routard au sujet de Wall Street :
Son nom vient en fait d’un mur construit au XVIIème par les Hollandais pour se protéger des Indiens. C’est aujourd’hui le siège de la Bourse américaine et le centre financier de la planète, où les courtiers font la pluie et le beau temps sur les plus grands marchés financiers du monde. Mais cette rue de buildings a connu des hauts et des bas. Quelques dates resteront dans l’histoire : d’abord le lundi 19 octobre 1987, plus connu sous le nom de “Lundi noir”, où la Bourse enregistrera sa plus brutale chute de puis le célèbre Jeudi noir de 1929… Depuis l’éclatement de la bulle Internet ou les minikrachs actuels en provenance d’Asie, les journalistes campent ici à la moindre alerte, à l’affût du moindre bruit… À la suite des tragiques attentats du 11 septembre 2001, tout le quartier de Wall Street a été paralysé plusieurs jours. Pour la 1ère fois depuis la Seconde Guerre mondiale, la Bourse de New York a fermé ses portes pendant 6 jours. Et le 17 septembre, ce sont les pompiers, les policiers et les secouristes qui ont sonné la cloche à l’heure de l’ouverture. Aujourd’hui encore, une bonne partie du secteur est inaccessible aux véhicule non autorisés : barrages, plots en béton et guitounes remplies de policiers…
55 Wall St. et sa double rangée de colonnades.
The Trump Building
Tiffany’s & Co.
Federal Hall National Memorial
Bâti en 1842, il abritait l’hôtel des douanes à l’emplacement d’un plus ancien bâtiment qui servait de siège au gouvernement américain lorsque New York fut, l’espace de quelques années, la capitale des tout jeunes États-Unis, juste après l’indépendance. C’est pour cette raison qu’une statue de George Washington se dresse juste devant.
New York Stock Exchange
Malheureusement, la photo ne fait pas honneur à ce bâtiment qui est tout simplement magnifique. Je sais que j’ai souvent ce débat sur la fierté de son pays avec qui veut bien m’écouter radoter, mais c’est un truc que j’envie aux américains : soyons fiers de notre pays et des ses couleurs ! (Il suffit de regarder la taille des fenêtres à gauche pour avoir une idée de la taille de ce drapeau … même si c’est pas la taille qui compte, là ça fait son petit effet ! hé hé).
Face à Trinity Church au débouché de Wall street qui – avouons-le – est vertigineusement plus haute que large, on se retrouve sur la fin de Broadway (sur la photo ci-dessus Trinity Church est ce parasite noir au coin supérieur gauche)
Broadway
Remontons un peu Broadway pour contempler quelques curiosités locales…
Entre Cedar et Pine St (hu hu !) se trouve l’Equitable Building avec sa façade comme entaillée.
Sa construction, au début du XXème siècle, a déchaîné les passions. On protesta contre sa taille : il faisait trop d’ombre aux autres rues (il était donc inéquitable ?). En forme de H et élevé sur un socle orné d’aigles en pierre, cet immeuble néo-Renaissance possède pas moins de 4 entrées et 5000 fenêtres ! Après son inauguration, une loi fut adoptée, qui réglementerait désormais la taille et la forme des buildings pour faciliter la ventilation et l’éclairage des rues.
Juste en face de l’Equitable Building
Regardez le rapport largeur / hauteur de la rue sur la gauche … C’était un peu sombre !
Trinity Church
Elle profite en réalité d’assez d’espace et possède même un petit cimetière à l’aspect paisible (mais quand vient minuit les soirs de pleine lune … niark niark niark !!).
Elle date seulement du milieu du XIXème, mais a été en fait reconstruite deux fois, après un incendie et une démolition. Sa façade en brownstone avait fait scandale car, au moment la construction, il n’était pas considéré comme un matériau noble. Son petit cimetière attenant montre un vrai côté campagnard et, en été, plein de gens viennent y chercher de l’ombre ou un moment de paix …
Instant fugace de recherche artistique…
Federal Reserve Bank
Derrière cet édifice florentin se cache un quart des réserves d’or mondiales et, peut-être plus important encore, une autorité économique dont les décisions ont des retentissements sur la terre entière.
Et je sais pas s’ils tournaient un film ou quoi, mais y’avait des mecs louches qui creusaient juste devant … hum hum …
Tout de suite à l’ouest se trouve Ground Zero, qui fait vraiment un gros trou au milieu des grands gratte-ciels du Financial District. Prenez le temps de regarder un peu les différents bâtiments et vous aurez un aperçu de ce sentiment de “variété décontractée” dont je parlais plus haut !
Je ne vous fais pas part des 2 pages de blabla du Routard sur les attentats, vous avez une vague idée de ce qui s’est passé ici. Avec un peu de chance j’aurai l’opportunité de descendre sur le chantier dans les mois qui viennent pour une inspection, à suivre !
La photo ci-dessus est prise depuis le Financial Center qui est au bord de l’Hudson, ce fleuve qui sépare les pouilleux du New Jersey de nous autres les fringants new-yorkais =Þ
Ci-dessous l’entrée Ouest du Financial Center, l’Hudson est dans mon dos (enfin plus maintenant, mais au moment de prendre la photo …) On fera le lien avec la photo de l’autre jour prise de l’intérieur de la “petite” verrière où on distingue les même palmiers (si si, en plissant un peu les yeux on les voit !)
J’en profite pour vous rappeler que toutes mes photos sont dispos en grand sur mon profil web Picasa, l’idée du blog est de commenter leurs miniatures et de les replacer dans le contexte de mes pérégrinations !
Manhattan sur notre gauche (non, ton autre gauche … oui voilà …) et l’Hudson (et les pouilleux) à droite, nous sommes maintenant dans Battery Park City.
Un quartier récent gagné sur la mer et élevé sur le remblai récupéré lors de la construction des Twin Towers… Belle esplanade au bord de la rivière Hudson, bordée d’allées, de bancs et de fleurs. Juste derrière, un quartier résidentiel qui a retrouvé son calme après les événements du 11 septembre. Pour les routards, c’est une balade sympa pour se rendre à l’embarcadère du ferry de la statue de la Liberté, ou de celui de Staten Island.
Et puisqu’on en parle, la voilà :
Chaque fois que je prends des photos d’un sujet un peu lointain, je m’émerveille devant les capacités de l’œil humain. En permanence en mouvement et de manière inconsciente, il nous permet de saisir des détails éloignés tout en les replaçant dans un paysage global… C’est fou !
Tout ça pour dire que les 3 petites crottes sur l’horizon à gauche de ma tête, c’est la statue de la liberté, Ellis Island et un truc qui ressemble à une gare et que je pensais être une île mais qu’apparemment en fait non d’après la carte … Soit dit en passant, je constate que Liberty Island et Ellis Island sont dans les eaux du New Jersey ! hé hé …
Battery Park, paisible en plein Manhattan
Un petit zoom nous permet de voir un détail insolite : c’est dans ce quartier que Catwoman a pris sa retraite !!!
Les gens qui – comme moi – on déjà essayé de promener un chat en laisse resterons – comme moi – impressionné par celui-ci qui semblait vivre sa vie sans se soucier de ce truc qui le retient ! Cette difficulté mise à part, la différence de nature entre chat et chien rend la promenade avec un chat beaucoup plus laborieuse qu’avec un chien… Je suis resté un moment à observer, et le chat a insisté pour renifler tous les brins d’herbe, monter sur chaque caillou et parcourir chacune des marches de l’escalier (oui je suis plus patient pour des bêtises comme ça que pour des trucs sérieux, c’est ainsi !).
Plus loin se dresse le Museum of Jewish Heritage :
Extrêment bien conçu, ce musée historique entièrement dédié à l’Holocauste occupe pour partie un immeuble en forme de pyramide à 6 côtés, en hommage aux 6 millions de juifs qui périrent de la barbarie nazie.
En descendant plus bas sur la péninsule Manhattanienne, on se rapproche de Battery Park.
Pier A
De plus près on voit qu’il est dans un piteux état, mais de l’autre côté a commencé un chantier de restauration pour revaloriser ce quartier chargé d’histoire. (rooooh la pure transition, je m’impressionne !)
Au XVIIème siècle, Wall Street marque la frontière nord e New Amsterdam. Au-delà, c’est la campagne et en deçà, la vie grouille entre les ruelles et les canaux, remblayés depuis pour gagner du terrain (Broad Street, par exemple, est très large, comme son nom l’indique, car elle a remplacé un canal). Puis la ville commence son extension vers le nord et l’est grâce au commerce maritime vers Pearl, Front et South Street. Au XIXème Siècle, c’est un quartier très actif, mais trop étriqué pour caser financiers et négociants. Le problème trouve sa solution dans une révolution architecturale : le building. La course au gigantisme commence à la fin du XIXème siècle au sud de Broadway, tandis qu’à l’est le Brooklyn Bridge est érigé pour faciliter la vide des commuters, les banlieusards. Wall Street ne prend son véritable essor de place financière qu’après la Second Guerre mondiale …
Lower Manhattan
Libérez-les !!!!
Blague à part, j’ai eu du mal à comprendre ce que ça faisait là … ou alors si je me suis trompé, je veux bien savoir ce que c’est censé représenter en réalité … hé hé
Battery Park est situé à l’extrême pointe de Manhattan, devant la statue de la Liberté et le grand large [...]. C’était à l’origine un ilot rocheux, avant que le bras de mer le séparant de Manhattan ne soit remblayé. Le Castle Clinton, construit en 1811, est l’édifice bas et ovale en pierre au centre du parc. Cette petite forteresse tient son nom du gouverneur de l’époque, Dewitt Clinton, et faisait partie d’un ensemble d’ouvrages défensifs censés protéger la ville. Une batterie de canons occupait alors le bâtiment.
Castle Clinton’s bad ass squirrel
Lower Manhattan depuis l’Est de Battery Park
Une chtitoune église dans le même coin
Et pis le National Museum of the American Indian ! Un des musées officiellement gratuits de New York, un de mes objectifs de la journée ! Comment ça vous fermez dans 5 minutes ??? Échec cuisant … Enfin ça tombe bien il paraît qu’il est moisi … =)
Le musée occupe l’Alexander Hamilton Custom House, un imposant bâtiment construit en 1907. À l’époque, l’impôt sur le revenu n’étant pas encore généralisé, la principale source d’argent du Trésor américain était les droits de douane prélevés sur les marchandises arrivant à New York. D’où l’importance, voire la grandiloquence de l’édifice, de style “French Beaux-Arts”, en marbre blanc, où il faut détailler les sculptures (d’ailleurs réalisées par un certain Daniel Chester… French).
Les 4 statues sur leur socles sont des allégories des 4 grands continents :
Asie
Amériques
Europe
Afrique
Retour vers Battery Park pour profiter du coucher de soleil :
Le défaut à visiter tout seul c’est que je me tape aussi mes délires tout seul … Alors avec un peu de retard, je vous présente quelques éléments de mon fil rouge de quand je visite Manhattan : trouver où est l’appartement de Ted et Marshall (votre aide est la bienvenue ! sauf Stéfana qui pensait que Ted était mort … pfffffff !! noob ! hé hé).
En parlant de noob, j’ai confondu Ericson et Eriksen, donc voilà une statue de quelqu’un qui finalement n’est probablement pas un ancêtre de Marshall (ouais je sers à rien, mais ça m’a fait rire un moment …)
Là je fais un écart chronologique mais je suis passé un peu plus tard devant une boutique où l’on pourrait tendre une embuscade à Barney : un spa pour hommes !!!!
Enfin bref … On en a déjà pris plein les mirettes, mais il reste encore 2H avant le début de mon Broadway show (vous l’aviez pas oublié, si ?) Du coup je décide de descendre du métro au niveau de la 23ème rue, dans le quartier de Chelsea, pour me balader tranquillement jusqu’au théâtre. Comme il faisait déjà nuit je n’ai pas pris de photos, mais le quartier est vraiment charmant, dans un style plus ancien et plus recherché.
En 1750, le capitaine Thomas Clarke acheta un terrain limité par 14th, 25th St, 8th Ave et la rivière, et tenta de reconstituer à New York le fameux quartier de Londres. Quelque temps plus tard, en 1830, son petit-fils Clement Clarke Moore vendit le terrain en parcelles, n’oubliant pas de faire une copieuse donation au séminaire général de la ville. Une certaine classe moyenne envahit alors Cherlsea, lui donnant un aspect bourgeois sans grand cachet. En 1850, la voie ferrée de l’Hudson River fut construite le long de 11th Ave et la classe ouvrière vint y habiter. Changement d’ambiance. Après une période d’activité théâtrale intense, les salles ayant déménagé pour Broadway, le secteur devint un lieu très prisé des réalisateurs de cinéma. En 1930, lorsque la ligne de chemin de fut fermée, Chelsea s’endormit doucement. Ce sont les antiquaire installés 9th Ave et le marché aux fleurs de 6th Ave qui redonnère au quartier un certain élan. Et le Galleries District maintenant a pris le relais.
Quartier vraiment sympa donc, et qui cadre effectivement pas mal avec l’ambiance qui peut ressortir de séries comme How I Met Your Mother.
C’est pas tout ça mais ça creuse l’air frais de la ville !
> Chelsea > Où manger ? > Très bon marché, sur le pouce > Pizza 33
Pour le coup c’était un gros pouce… Pour $10 j’ai en fait eu 4 repas … Ce qui ressemblait à une demie calzone était en fait tellement tassé que ça faisait facilement 2 repas, et moi que rien n’effraie (en gastronomie en tout cas) m’en était offert 2… fort goûtues en tout cas !
Je commence à en avoir plein les pattes et rejoins Broadway direction la 44ème rue où se trouve le Majestic Theatre pour une représentation du fameux Fantôme de l’Opéra (qui mérite bien un article juste pour lui) !
Sortie : 23H30, prochain train : 23H42… J’ai donc 12 minutes pour sortir du théâtre, descendre de la 44ème à la 33ème, rentrer dans la gare et sauter dans mon train. Alors pas le choix, je joue des coudes pour sortir dans le premiers, hèle un taxi qui démarre en trombe alors que je lui lance un : “Raimundo, To Penn Station! ¡¡ Rápido !! It’s a matter of national security!” et …
ouais bon, j’ai marché vite en fait et ça a suffit en fait …
Et me voilà dans le train, le contrôleur est passé pile quand je prenais la photo, c’est malin ! (c’est pas tout les jours qu’on a l’air à la ramasse quand on se prend en photo tout seul donc je vous laisse en profiter …)
Tous les vendredis soirs, une poignée de mes collègues se retrouve dans le pub d’à côté pour boire une bière et discuter, passer la soirée ensemble. Bien motivé, je reste donc en cette fin de semaine un peu plus longtemps au boulot pour partir avec eux, les cases d’Excel commençant à se brouiller sous l’assaut du weekend tout proche !
C’est alors que par Sa volonté divine j’entendis vibrer mon portable dans la poche de mon sac à dos, sous mon bureau; et ce du premier coup (c’est la première fois depuis que je l’ai : d’habitude je m’aperçois 2 jours plus tard que j’ai 6 appels en absence !!!).
C’était Kat, une couchsurfeuse du coin qui avait lancé l’idée d’une soirée sur Long Island entre 2 trajets qu’elle devait faire à JFK, accompagnée de Galina qui était la seule à avoir répondu positivement. J’avais proposé de les rejoindre en sortant du boulot mais sans réponse, j’avais opté pour la soirée pub.
J’avais pas prévu mon appareil photo donc en guise d’illustration je vous propose des photos de profil CouchSurfing (dont je devrais peut-être parler un peu plus un de ces 4 ?):
Galina
Kat
Passée l’incompréhension due aux grésillements et bruits de circulations, puis mon incapacité à expliquer précisément où se trouve Lynbrook, je trouve un compromis satisfaisant en leur donnant rendez-vous devant le ciné de la grand’ rue. Forcément, ne sachant pas d’où elles venaient ni elles où elles allaient, décider d’un horaire pour se retrouver fut assez approximatif !!
Après une dizaine de minutes d’attente sous le porche du cinéma balayé pour le vent et fouetté par une pluie battante, leur voiture se gare enfin devant le ciné. Je m’approche à grands pas et me penchait pour ouvrir la portière quand l’une des filles à l’intérieur prend tout à coup un air paniqué en me voyant …
Et si … c’était pas elles ?
Ouais, je me suis senti très con sur le coup … et je pense que les demoiselles ont eu une sacrée frousse aussi !
Après un 3ème coup de téléphone, je vois une voiture se garer un peu plus loin, mais pas bête, je ne m’approche pas !! Bon, deux demoiselles qui me font des grands signes … Je regarde quand même autour pour vérifier que j’en suis bien le destinataire, et ouf : c’est bien pour moi !
Bon maman, ne te mets pas en colère, je sais que tu m’as toujours dit de pas monter dans la voiture d’un inconnu, mais là c’était deux inconnuEs, et puis elles avaient des bonbons !!!! =Þ
Comme ni moi ni elles ne connaissions le coin, on a mis environ 3/4 d’heure pour arriver à notre première destination se trouvant à quelques kilomètres…
Witches' Brew - Coffee House
Littéralement “mixture des sorcières” : l’ambiance feutrée / ado / manoir était assez sympa et malgré une présentation illisible, la carte est extrêmement bien garnie et alléchante !
En ce qui me concerne, la pinte de “Vagabond” (Double Espresso, Macadamia Nut, Caramel & Coconut) fut un régal. Le contact avec les filles fut plus facile que la rencontre de mardi avec la vingtaine de couchsurfers du Queens, allez savoir pourquoi…
Ensuite, direction un autre “coffee house” un peu plus éloigné, réputé pour son ambiance “live music” et ses jeux de plateau :
The Cup Cafe - Coffee House
A nouveau une ambiance très chaleureuse, une carte alléchante (donc choix difficile entre les papotteries) et de la musique pas live mais à mon goût.
Je me décide pour un “House Special” : Third Rail (A highly caffeinated blend of the house blend, steamed milk, double espresso, coffee flavor, and chocolate, all topped off with whip cream.) Yummy!
Pour les jeux de plateau, euh … comment dire … je crois que j’ai été habitué à des standards un peu trop élévés … Entre le scrabble et le Qui Est-Ce ?, on s’est finalement décidé pour un tournoi de Uno endiablé… Ça fait bien moins réfléchir qu’un Twilight !!
C’est pas tout ça, mais l’heure tourne et Kat est sur Long Island pour aller chercher une amie péruvienne à l’aéroport, mais doit avant passer nous reposer chez nous. Sur la route j’ai eu la dure responsabilité de faire valoir la créativité musicale française en me lançant dans un mix endiablé à l’aide de mon iPod (touch), ce qui donnait à la soirée un petit goût de road trip vraiment sympa – à faire les cons sur des musiques cultes et entraînantes !
Comme je n’avais aucune idée d’où on était allés (de nuit sous la pluie ça aide pas …) j’ai demandé à mon ami google maps en rentrant, et je vous en fait profiter :
Alors en E (et A juste dessous) nous avons Lynbrook qui servit de départ et d’arrivée à mon périple.
Witches’ Brew en B, puis The Cup Cafe en C et la maison de Galina en D…
Pour l’itinéraire, on a fait en réalité pas mal de détours (surtout au début) mais j’ai laissé celui proposé par défaut sur google.
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Le samedi matin, semie grasse mat’ (levé 10H) pour préparer un peu ma journée. La météo annonce pluie/neige pour dimanche mais soleil aujourd’hui, il faut en profiter pour aller à Manhattan !!! (je suis là pour ça après tout !)
Je me dis qu’en 6 mois j’aurai bien le temps de faire tout Manhattan, donc autant prendre mon guide du routard dans l’ordre et commencer par … le Sud !
South Manhattan
Avec Battery Park vu un peu en coup de vent quand je suis allé prendre le ferry l’autre fois, une guide détaillé de l’architecture du coin, 1 ou 2 musées gratuits, mais surtout : un guichet pour acheter à prix réduit un ticket pour un broadway show le soir même !!
Je prends le train pour Penn Station à 12:40, mes écouteurs sur les oreilles et mon guide du routard à la main, préparant avec un entrain incroyable une journée en solitaire dans cette magnifique ville de Manhattan !
C’était sans compter Sa volonté… et mon portable et ses vibrations intempestives : Kat est en ville avec son amie péruvienne et un autre couchsurfer, elle me propose de les retrouver dans Chinatown. Wooow ! changement de programme, direction Chinatown. Encore un peu galère de se retrouver, je lis mal le chinois… mais une grande brune qui gesticule par-dessus la tête des petits chinois ça se remarque pas mal, donc tout s’arrange !
Il est environ 14H et je me retrouve donc dans un resto chinois avec Philip, Carla et Kat à manger des “fake shrimp noodles” (nouilles à la fausse crevette).
De gauche à droite : moi, Carla, Kat et Philip
S’ensuivit une ballade dans Chinatown agrémentée d’une étrange glace au thé vert d’une boutique prisée des new-yorkais :
Vers 19H, retour à Penn Station (pas de Broadway show pour aujourd’hui !) mais le prochain train pour chez moi n’est pas avant 19H45, donc j’en profite pour faire une excursion dans le Macy’s qui fait face à la gare. Le magasin prend tout un “bloc” sur 9 étages, c’est incroyablement grand… Comme chez Harrod’s, chaque marque a son stand pour les vêtements, tout est impécablement rangé et incroyablement luxueux (et pas donné du coup …). J’ai halluciné un moment devant le choix de cravates (classées par couleur) ou de ceintures, et je vous parle même pas du rayon boutons de manchettes …
Et pour clore cette magnifique journée en beauté, Mike est venu me parler pendant que je me faisais à dîner !!! (non, j’ai même pas eu besoin de guetter le bruit du micro-ondes !!!)
Bon, j’avoue que ça m’a fait vraiment plaisir de rencontrer des gens et de m’amuser ! Par contre je ne fais aucun pronostic pour la semaine à venir, des fois que ça change encore au dernier moment (mais y’a des projets en cours d’étude !).
J’ai visité hier et pour la seconde fois la nouvelle version du Musée de la miniature de Lyon. Pour les connaisseurs, l’ancien musée était situé vers la gare Saint Paul et ferma il y a quelques années. Il était orienté miniatures et origami, un peu trop petit et un peu trop loin de la foule des touristes pour survivre.
Ce nouveau musée a été enrichi et est en pleine rue Saint Jean avec une devanture alléchante (Il y a 9 miniatures en libre visite).
Outre les miniatures époustouflantes concoctées par le talentueux Dan Ohlmann (sur la photo ci-dessus), on peut visiter des bouts de décor originaux du film ‘Le Parfum’ et une bonne partie de l’expo est consacrée aux trucages et décors au cinéma, on retrouve comme anciennement un paquet de miniatures de Dan et bien d’autres de ses collègues miniaturistes.
Comptez entre 2 et 3 heures pour faire toute la visite, pour un prix d’entrée vraiment abordable quand on sait que le musée ne reçoit aucune subvention de la ville ou de la région (incroyable vu la qualité du travail et de l’accueil !).
Leur site web est très complet et donne envie de passer au musée, n’hésitez pas d’y prévoir un aprèm (en famille, entre amis, seul ou accompagné, ça vaut le coup !).