New York Auto Show

Posted by Nico on 19 avril 2009 under Image, MyLife, Sortir, USA | 6 Comments to Read

Le weekend dernier j’étais au salon de l’auto de New York.

C’était un peu bondé et mon goût prononcé pour la promiscuité avec des inconnus a été mis à rude épreuve. Mais à $12 l’entrée je suis quand même resté 4H !

Je sais pas vous mais un salon de l’auto c’est plutôt pour voir des voitures, non ? Alors pourquoi ? mais pourquoi ??? tout le monde veut être sur la photo à côté de la voiture ??? On s’en fout d’être sur la photo !! (je dirais plutôt : ON VEUT PAS T’AVOIR SUR LA PHOTO !!!)

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National Air & Space Museum (D.C.)

Posted by Nico on 12 avril 2009 under Image, MyLife, Sciences, Sortir, USA | Read the First Comment

Le National Air and Space Museum fait partie du Smithsonian Institute. Ce n’était pas vraiment un arrêt prévu dans mon emploi du temps mais j’y ai passé environ 3 heures, qui ne m’ont pas suffit pour en faire le tour en entier (sans rien lire…)

Il est séparé en 2 zones : une consacrée à l’évolution de l’aéronautique et une autre à celle de l’aérospatiale, chacune bourrée de répliques des engins qui ont marqué l’histoire dans leur domaine, des expos ludiques pour une approche digeste des notions scientifiques se cachant derrière l’air et l’espace.

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Washington : 24H Chrono

Posted by Nico on under Image, MyLife, Sortir, USA | Be the First to Comment

Samedi 11 avril 2009 – 23h30 :
Départ pour 24H d’aventures à  Washington, D.C.

Je me suis lancé dans le courant de la semaine, parce que je n’arrivais pas à trouver de solution satisfaisante. Je m’explique : la ville de Washington, capitale des ztasunis est en partie réputée pour son Cherry Blossom Festival (Floraison des cerisiers) et quitte à y aller, autant y aller pendant cette période. Ensuite, si on veut rentabiliser le voyage, autant qu’il fasse beau, et si on s’y prend assez à l’avance, on peut trouver des aller-retours en bus à quelques dollars. Mais “assez à l’avance” est incompatible avec nos talents de prévisions météorologiques. Arrivé presque mi-avril les cerisiers ne sont plus en fleur pour longtemps donc ça règle le problème du “assez à l’avance, mon aller-retour me coûtera $40 (ce qui est raisonnable quand on considère qu’un aller-retour à Manhattan me coûte $18 si je prends le métro sur place). Du coup le seul paramètre à ajuster restait la météo, fiable à 4 ou 5 jours. Et puis j’ai beau être misanthrope, passer un weekend complet seul dans Washington ne m’enthousiasmait pas tellement, donc j’ai opté pour une journée brutale avec départ très tôt et retour relativement tard…

Voilà le pourquoi, passons au comment…

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Belle brochette de voitures à Manhattan

Posted by Nico on 8 avril 2009 under Image, MyLife, USA | 8 Comments to Read

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Bonjour à tous !

Comme j’ai pris énormément de photos dimanche dernier et que je risque d’être assez occupé cette semaine, je me propose de vous laisser quelques photos croustillantes en attendant un récit de ma journée palpitante de dimanche. J’ai en effet croisé un paquet de voitures  qui valent le coup de s’arrêter un moment (principalement de sport, mais aussi quelques spécialités US à la fin !)

Alors oui c’est brutal, mais c’est plus rapide pour moi : un super diaporama sans commentaires (à vous de trouver ce que c’est, le premier à tout trouver sera promu roi des commentaires de cet article ! (ou reine, mais j’en doute)).

Ah oui, j’ai pris un billet de bus pour une journée barbare à Washington dimanche prochain : Départ à minuit et retour à 1H du mat’ lundi ! Woohooo !

Et demain matin je vais visiter mon 1er chantier avec mon collègue français Matthieu, ça sent le billet “Anorak” à venir !!

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SoHo – Greenwich – Chelsea

Posted by Nico on 5 avril 2009 under Image, MyLife, Sortir, USA | 5 Comments to Read

Dimanche 4 avril 2009 : l’épopée !

On a ici matière à un billet extrêmement long, aussi j’inaugure le système de “Lire la suite…” pour vous éviter d’afficher les 2857 photos à l’ouverture du blog et laisser un peu de visibilité aux billets précédents.

Allons-y !

Ce matin je m’étais levé assez tôt pour un dimanche (8AM) et c’est donc vers 10:40 que je me retrouve sur le quai de Centre Avenue Station pour prendre le train pour Manhattan. Comme on a la demoiselle de la SNCF en France, ici c’est un monsieur à la voix très amicale qui annonce :

“Ladies and gentlemen, the … 10…44… AM… to… Penn Station… is operating on time.”

J’en parlais dans un billet précédent, on a un petit aperçu de la skyline sur le trajet :


Aujourd’hui programme modeste : SoHo et Greenwhich. Je prends le métro jusqu’à Canal Street pour faire une balade du Sud vers le Nord. Comme vous le voyez il fait plutôt beau, mais par moments le vent refroidit bien. Il ne doit pas faire plus de 17° mais les new yorkais ont un gène de l’habillage déficient et se fient plus au ciel qu’à la température… Tout le monde à moitié à poil dans les rues début avril, ça fait bizarre ! Quoique mon manteau me paraît bien chaud aussi !

SoHO (South of Houston Street)
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Lorsque les loyers du Village sont devenus prohibitifs, les artistes ont émigré dans ce quartier d’entrepôts pour les reconvertir en ateliers et logements, les fameux lofts. L’âge d’or de SoHo est révolu. C’était dans les années 1970, lorsque Robert Rauschenberg ou Roy Lichtenstein (un des maîtres du pop art) y habitaient. Aujourd’hui, le quartier est devenu très cher, mais il réserve une foule de merveilles architecturales à découvrir, notamment des immeubles à structure en fonte, les fameux cast-iron buildings, datant du XIXème siècle. Cette technique permettait de construire de grands espaces hauts de plafond avec de larges fenêtres… Le quartier renferme aussi de nombreux restos tendance, des boutiques de créateurs plutôt chères et des galeries d’art, notamment sur Greene, Spring et Prince St. Broome St concentre, quant à elle, les antiquaires et Thompson St sort des sentiers battus. Plus à l’ouest finalement, West Broadway est la reine incontestée de l’animation… et de l’agitation dans le quartier. Si la “branchitude” chic, la frime et les commerces de standing continuent à supplanter l’atmosphère bohème et décontractée du SoHo des seventies, c’est quand même l’un de nos quartiers préférés pour de surprenantes balades.
Enfin, à quelques rues de SoHo, à l’est de Lafayette St et au nord de Little Italy, on trouve le quartier très à la mode de NoLiTa (North of Little iTaly), où règne une ambiance plus simple et tout aussi agréable. Faites donc un petit tour dans ce coin, autour de Prince, Spring, Mott, Elizabeth ou Mulberry St. Ici, pas d’édifices en fonte, mais des petits cafés et boutiques sympatoches décontractés.

Je vous le dis d’emblée, je n’ai vu aucun attrait touristique à SoHo… La balade proposée par le Routard ne comporte que des façades de cast-iron buildings et l’intérêt réel du quartier est plus son ambiance shopping / galeries d’art…

En sortant du métro sur Canal Street :


Ici les grosses campagnes de pub se font en peinture sur les façades, avec ici l’annonce de GTA sur Nintendo DS :

Juste sur la gauche par rapport à la photo précédente, une vision new-yorkaise typique : grand building et stand à hot-dog/pretzel :

Un truc désagréable c’est l’omniprésence d’échafaudages un peu partout en ville … J’essaye de les éviter quand je prends des photos, mais le point de départ de mon itinéraire est justement la façade derrière celui-là. Nous sommes dans Greene Street où se trouve le plus long ensemble de cast-iron buildings.

Cette technique de construction, apparue au milieu du XIXème en Angleterre, offrait plusieurs avantages par rapport au bois : elle réduisait les risques d’incendie, un risque qu’encouraient les nombreux entrepôts de textile de New York ; la construction d’éléments préfabriqués et standards permettait de les remplacer régulièrement et de réduire les coûts ; sa structure étant très solide, elle autorisait un nombre important d’étages ; les murs, moins épais qu’avant, permettaient de gagner de l’espace et de percer des fenêtres laissant entrer l’air et la lumière ; enfin, on pouvait travailler le décor des façades de façon très esthétique et à faible coût. La construction de tels immeubles cessa avec l’avènement des charpentes d’acier et des ascenceurs.

Ci-dessous, The Queen of Green St. Je vous épargne la description architecturale…

Juste en face il y avait une expo en entrée libre dans une galerie qui présentait des croquis et tableaux inédits de Dali. Ça sentait un peu l’arnaque à mon sens… Trop flagrant, trop pareil, trop Dali… Ou alors je suis trop méfiant, mais une cinquantaine de Dalis authentiques entassés sur les murs d’une galerie minuscule moi ça me paraît louche, et encore plus quand j’ai pas besoin de voir la signature en bas du tableau pour me dire que ça ressemble à Dali… Bref, poursuivons !

Pour illustrer le côté shopping frénétique du quartier, une longue file d’attente devant un magasin dont je ne connaissais pas le nom : Topman. La file va jusqu’au bout du bloc à gauche où elle fait un angle droit pour continuer le long de la rue perpendiculaire… Je n’ai pas investigué plus loin, mais apparemment y’avait quelque chose / quelqu’un à l’intérieur qui valait le coup !

Poussé par la curiosité je suis moi-même allé faire un peu de shopping dans les enseignes réputées du coin (du vrai shopping de fille sans rien acheter !).

Le Haughwout Building, construit en 1857. Premier équipé d’un ascenseur Otis (à treuil à vapeur) :

Pour la petite histoire, l’inventeur Elisha Otis fit la promotion de son ascenseur à l’exposition du Crystal Palace de Londres, en 1853, en faisant sectionner les câbles de sécurité une fois à l’intérieur de la cabine, tout ça pour démontrer que son engin avait de bons freins !

Ci-dessous, un des plus hauts immeubles de SoHo datant de 1896. Construit pour abriter les bureaux des factories du quartier. Très fin (voir photo suivante), derniers étages très travaillés et toiture en cuivre.

Le suivant comporte une curiosité architecturale de taille :

à l’angle nord-ouest de Broome et Greene st, les longues colonnes encadrant les fenêtres sur 2 étages sont dites de “sperm candle style” pour leur ressemblance avec les chandelles fabriquées avec de l’huile de cachalot…

Et que serait The Queen of Greene street sans son King ?

The King of Greene St donne lieu à un de ces commentaires pourris du Routard que je vous passe à chaque fois (oui je filtre, y’a besoin). Appréciez donc la façade sans vous douter qu’elle est en 3D avec des colonnes ! Et faites le lien avec les photos d’Aston Martin du billet précédent !


Une pitite auberge coincée entre deux bâtiments


Spring & Broadway


Dans Mercer st, la plus vieille maison du quartier

Sur Broadway, quelques jolies façades :

Un camion à glaces !!!

Déjà 1:30PM, je cherche à me sustenter lorsque j’aperçois, sur Broadway, un stand à Hot dogs qui a retenu mon attention par la quantité de choix. Je paye donc $3 pour un monstrueux Gyros Souvlaki que je mange en remontant Broadway vers le Nord :


Au croisement avec Bleecker St.


Broadway, vers le sud

Et j’ai un scoop pour vous :


C’est de l’anti-buzz : il faut se balader dans Manhattan pour avoir l’info !

Cette magnifique façade peinte ornée de poutrelles apparente est en réalité une œuvre d’art marquant l’entrée dans SoHo (angle Broadway & Bleecker). Sur la gauche on retrouve le mur peint “DKNY” qui figure sur un de mes premiers billets sur Manhattan où j’avais descendu Broadway à pied jusqu’à Battery Park à l’extrême Sud.


Encore un zouli bâtiment

Et encore un :

C’est le problème d’écrire mon billet 2 semaines après, c’est un peu flou dans ma mémoire avec tout ce que j’ai vu depuis !

Il est encore tôt, j’enchaîne allègrement sur :

Greenwich et West Village
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En parcourant ces deux quartiers anciens de Manhattan, on a véritablement l’impression d’être dans une ville au cœur de la ville. D’abord plantation hollandaise de tabac au XVIIème s (à la place d’un village Algonquin), puis quartier résidentiel anglais, Greenwich, nom donné par un général anglais, et West Village deviennent le terrain d’élection des immigrants du XIXème s. Mark Twain et Edgar Allan Poe s’y installent. Dans les années 1910, les loyers défiant toute concurrence, une population de jeunes aux idées neuves et anticonformistes vient s’y installer à son tour, en en faisant, dès lors, le quartier bohème de Manhattan. Arrivent ensuite les avant-gardistes (Pollock, Hopper) et les beatniks (Kerouac, Ginsberg, Dylan), dans les années 1950 et 1960, qui transforment Greenwich en temple de l’underground. Norman Mailer y fonde (pas tout seul) la revue Village Voice. Le quartier s’est depuis largement embourgeoisé, attirant aussi de plus en plus de touristes, et faisant fuir l’anticonformisme culturel vers SoHo puis East Village, Lower East Side et aujourd’hui Williamsburg et Dumbo, à Brooklyn. Même si sa scène jazz reste dynamique, le Village s’est donc un peu empâté, voire assoupi, par rapport à d’autres quartiers de Manhattan. À l’extrémité nord de West Village, on découvre enfin Meat Packing District, l’ancien quartier de l’emballage de la viande devenu branché avec galeries d’art, magasins de créateurs, bars et restos chic, hôtels de luxe, etc.

On commence l’itinéraire avec Washington Square, au cœur du campus de la New York University (NYU). L’entrée sur la 5ème avenue est marquée par un arc de triomphe inspiré de ceux de Rome et Paris : le Washington Centennial Memorial Arch. Érigé en 1892 en bois puis reconstruit en marbre, il commémore le centenaire de l’accession à la présidence de George Wahsington.

En arrière-plan au sud de la place, la Judson Memorial Church, du nom du docteur  missionnaire envoyé en Birmanie à la fin du XIXème. Preuve que c’est un peu mort la Birmanie, il a prit le temps de traduire la bible en birman … quand même… On notera le décompte des morts en Irak affiché sur le tableau à l’entrée.

La place est en restauration donc je vous propose une vue cadrée un peu haut sur la place et le début de la 5eme avenue (église juste derrière moi) :

En contournant la place par l’ouest, on a un aperçu sympa du style des environs :

On est maintenant de retour au Nord de la place avec une vision un peu plus rapprochée des résidences que l’on voyait derrière l’arc plus tôt :

et du n°1 de la 5th Avenue :

Juste à côté : Washington Mews, ruelle bordée d’anciennes écuries des années 1850 transformées en maisons et ateliers d’artistes vers 1930 :

En remontant la 5ème, l’église de l’Ascension néogothique terminée en 1841 :

Juste en face, une façade aux balcons ornés de faïence. Comme le fait très justement remarquer le Routard, la plupart des façades présentant un intérêt sont remarquable au niveau du sol et au niveau du toit, mais pas entre les deux. Je ne vous ferai pas l’affront de vous exposer la théorie du Routard …

Plus haut, au croisement avec 12th street, la First Presbyterian Church en grès brun, magnifique.

Forbes Building :

Malcom Forbes était non seulement ce grand éditeur dont le magazine économique porte le nom, mais aussi un collectionneur maniaque et un grand enfant. Une visite rapide dans ce petit musée  insolite [Forbes Galleries] et vous comprendrez qu’il souffrait même d’une collectionnite aiguë : les nombreuses vitrines de maquettes de bateaux donnent le ton, relayées par une galerie de 100 00 petits soldats prêts à batailler. Vous verrez, par exemple, Washington passant en revue ses troupes formées de 1776 hommes (car ça s’est passé en 1776 !). Puis on enchaîne avec une salle consacrée aux différentes versions du Monopolu, dont une édition spéciale offerte aux Forbes par leurs amis, personnalisée avec leurs titres et propriétés. On apprend que le célèbre jeu fut déposé en 1933 par Charles Darrow (le plateau était rond à l’époque), et que la marque de jeux Parker avait au départ refusé de le commercialiser. Heureusement pour eux, ils sont revenus sur leur décision deux ans plus tard ! Les vitrines suivantes sont moins distrayantes, avec leur lot d’”antiquités” hétéroclites plus ou moins parlantes, mais l’expo temporaire vaut parfois le coup.


Euh … ouais on est dimanche, c’est fermé et je dois me contenter du récit du Routard en attendant d’y retourner un samedi !

L’Empire State Building (vous commencez à le connaître maintenant, non ?)

Le quartier fait très chic (je suppose que la présence de l’université y est pour quelque chose, autour de McMaster c’était sympa aussi !). Ci-dessus, j’ai bien aimé le contraste entre l’immeuble et les balcons métalliques noirs. Ci-dessous, un exemple de ces étalages d’époques et de styles qu’on peut trouver à New York, condensé (voire compressé) sur quelques mètres feet.

La Jefferson Market Courthouse. Posée comme ça au milieu de la ville, ça tranche pas mal avec les alentours, surtout qu’ellel a son block bien à elle !

Élu “5ème plus beau bâtiment des États-unis”, ce grand édifice en brique construit en 1877 dans un style gothique victorien, autrefois cour de justice et prison pour femmes, abrite aujourd’hui une bibliothèque. Notez l’effet frappant de la brique rouge et de la pierre blance, les motifs gothiques travaillés, et les vitraux. Cette tour, comme de nombreuses autres dans le New York de l’ancien temps, servait de vigie pour repérer les éventuels incendies.

Ce quartier va à l’encontre de l’image usuelle de Manhattan avec ces grands buildings, son Central Park et tout et tout. J’aime ! Finalement l’image classique qu’on se fait de l’architecture New Yorkaise c’est plutôt le Financial District, le coin de Central Park (type séries TV) ou Times Square, tout ce que j’ai vu depuis est assez différent et donne un aperçu de l’histoire – certes courtes pour un standard européen – de la ville.


Notamment des bâtiments comme ça ont tendance à lancer mon imagination dans le passé, et me dire que quand même, une machine à voyager dans le temps serait sacrément pratique ! (j’ai commencé à lire The Time Machine de Wells, c’est peut-être pour ça…).

Alors c’est pas mignon New York ?

Le propos de la photo était à la base le nom de la rue : Gay Street, une petite rue nichée entre Waverly et Christopher St.  effectivement le quartier gay de New York…
Je me permets néanmoins une digression au sujet de ce petit café branchouille typique du quartier que l’on peut voir sous le panneau. Une petite terrasse, les beaux jours arrivent, c’est mode, c’est tendance !

Petit écart d’itinéraire (involontaire) et je me retrouve au bord de l’Hudson, aménagé sur une grande longueur en coin détente, footing, cycliste pour les new yorkais. De là on aperçoit un joli panache de fumée et on se dit : “mais qu’est-ce qu’ils sont encore allés inventer ces c******** du New Jersey ?”
Un truc à apprendre vite ici : tout bon new yorkais méprise ouvertement les habitants du New Jersey … oui c’est comme nous les stéfannois, c’est comme ça et puis c’est tout !
Pour l’incendie d’après les new c’était rien de grave, un champ qui aurait brûlé … whatever.

Une petite vue sympa sur le Financial District. Les assidus feront le lien avec les photos des alentours du pont de Brooklyn ! (c’est grand new york, là j’ai mal aux pattes et je me pose un petit moment au bord de l’eau !).

Jersey City (boooooooooouh !)

Hum, comme je suis pas vraiment sur l’itinéraire prévu je passe devant des trucs pas prévus, donc pas de détails, c’est juste joli !

Un énorme bâtiment de briques rouges:

C’est vraiment bluffant, le quartier est super calme, et pourtant on est à deux pas du centre !

La déception de la journée : on est à l’angle de Grove et Bedford st, vous avez devant vous la façade de l’immeuble de Friends … pas flagrant …

La maison la plus étroite de New York : 2m90.

Une rangée de maisons sympa donnant sur un parc où je me pose pour goûter et me reposer les jambes. Il y a un petit stade de baseball où des gamins font un match, je les regarde un moment. Mais euh… ils touchent pas souvent la balle à cet âge-là

Un des lancers rattrapés :

Mais euh, en fait elle est partie complètement désaxée et ils l’ont pas jouée…

Il est encore assez tôt, et même si je suis fatigué, je me botte les fesses pour continuer ma longue balade. Au détour d’une rue je tombe sur ce tableau assez amusant. Un panneau indique sur un parking : “Air will be taken out of tires – License plates removed  from unauthorized parkers” (les pneus seront dégonflés et les plaques d’immatriculation retirées des garés non autorisés).

On se rapproche du Meat Packing District, avec une grande usine désaffectée (oui oui, on est toujours en plein Manhattan !)

Littéralement : le “quartier de l’emballage de la viande”. Ce mouchoir de poche situé au nord-ouest de Greenwich Village, délimité par 14th st, 9th Ave, Gansevoort St et Hudson River doit son nom au marché aux viandes de New York qui y est installé depuis des lustres.

Seulement voilà, le quartier est en pleine “boboïsation” depuis quelques années. Les abattoirs ont été peu à peu délocalisés dans le Bronx, remplacés par les galeries d’art et les créateurs de mode qui sont venus investir les lieux. Ont suivi une flopée de restos et de bars branchés qui otn achevé de remodeler le visafe de ce nouveau quartier de caractère, classé monument historique depuis 2003.

Carrefour entre la 9ème avenue, Greewich st et Gansevoort st :

Plus au nord et on sort de Greenwich pour rentrer dans Chelsea !
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En 1750, le capitaine Thomas Clarke acheta un terrain limité par 14th, 25th St, 8th Ave et la rivière, et tenta de reconstituer à New York le fameux quartier de Londres. Quelques temps plus tard, en 1830, son petit-fils Clement Clarke Morre vendit le terrain en parcelles, n’oubliant pas de faire une copieuse donation au séminaire général de la ville. Une certaine classe moyenne envahit alors Chelsea, lui donnant un aspect bourgeois sans grand cachet. En 1850, la voie ferrée de l’Hudson River fu construite le lond de 11th Ave et la classe ouvrière vint y habiter. Changement d’ambiance. Après une période d’activité th”âtrale intense, les salles ayant déménagé pour Broadway, le secteur devint un lieu très prisé des réalisateurs de cinéma. En 1930, lorsque la ligne de chemin de fer fut fermée, Chelsea s’endormit doucement. Ce sont les antiquaires installés dans 9th Ave et le marché aux fleur de 6th Ave qui redonnèrent au quartier un certain élan. Et le Galleries District maintenant à pris le relais.

Ci-dessous, l’entrée du Chelsea Market:

Je n’ai pas pris de photos à l’intérieur, mais la description du Routard est fidèle :

Dans un spacieux bâtiment en brique qui abrita naguère la fabrique de gâteaux Nabisco, puis une imprimerie. Très belle rénovation, qui met en valeur le passé industriel du lieu, sans oublier les très branchés ascenseurs et les belles expos photo. Plusieurs commerces alimentaires frais s’y sont installés, avec le “concept” commun de montrer l’envers du décor : le boucher hachant les os, le boulanger faisant son pain, etc.

Forcément ça donne faim et je m’arrête à un stand de glace pour prendre un milk-shake. Mon italien n’a jamais été très bon, mais en gros la machine elle était cassé et on pouvait plou faire dou milk-shake, mais les glaces elles sont excellente et je devrais essayer une… Va pour une glace ! Effectivement, une très bonne glace cannelle et une autre cappuccino ! Et ça repart (oui, c’est toujours le même jour et attendez, c’est pas fini !).

Je ressors à l’autre bout du bâtiment. Ici la fatigue me décourage de faire l’itinéraire du routard qui n’est qu’une succession de façades au style néogothique apparemment typique de Chelsea… Bon, c’est des vieilles pierres quoi… Du coup j’avance plutôt en direction de la gare, les jambes lourdes mais l’oeil vif et aux aguets !

Ci-dessus un bâtiment … voilà… original ?

Juste en face se trouve un centre de loisir sur le bord de l’Hudson : ça ressemble à un grand entrepôt sauf qu’il y a d’immenses parkings sous-terrains et des pubs de partout pour leurs salles de gym, terrain de golf, touça touça ! Pas de photo, c’était trop moche !

Plus loin, toujours plus loin, voilà le London Terrace Towers. C’est un immeuble qui prend un block complet, modestement … ça fait bourrin quand même … Construit en 1930, 1500 logements.

Tous en choeur : L’Empire State Building ! Yeah, on est pas loin de Penn Station, enfin !!! J’ai plus qu’une envie, rentrer me poser et buller jusqu’au moment de me coucher (probablement pas tard !)

Détrompez vous …  la suite (palpitante) dans :

LOST – Quand on n’a pas de tête, il faut avoir des jambes

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LOST – Quand on n’a pas de tête, il faut avoir des jambes !

Posted by Nico on 4 avril 2009 under Fun, MyLife, Sortir, USA | 4 Comments to Read

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Remettons l’histoire dans son contexte : Je me suis levé tôt et marche à un bon rythme dans Manhattan depuis 10H30. Il est 18H30, ça fait déjà de la bonne rando, j’ai juste envie de me poser chez moi tranquillou.

Arrivé à Penn Station, par bonheur un des trains qui passent vers chez moi est sur le point de partir !

Il y a deux gares vers chez moi : une à 8 minutes de marche desservie par 2 itinéraires, et une à 1 minute de marche desservie par 1 itinéraire (un train par heure). C’était un des trains qui passent par le 2nd itinéraire : par la gare la plus loin. Peu importe, je peux bien marcher 8 minutes de plus pour rentrer chez moi MAINTENANT !

Donc je saute dans le train, les portes se ferment quasi-de suite et c’est partit mon kiki !

Hem … non, je ne me suis pas trompé de train, il allait bien dans la direction voulue… Seulement c’était un express qui ne s’arrêtait pas dans ma gare. Illustrons tout cela :

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J’habite vers Centre Avenue Station, et Lynbrook Station est à la jonction entre les 2 itinéraires. Cet express ne s’est pas arrêté à Lynbrook (alors que c’est une jonction, moi je pensais qu’ils s’arrêtaient tout le temps pour permettre les correspondances …)  mais à Rockville Centre.

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Ça fait une petite trotte, zut zut zut, j’en peux déjà plus !!!

Mais je reste optimiste : c’est la ville d’à côté, ça fait un moment que j’ai envie d’y aller faire un tour et du coup j’avais déjà regardé une carte des alentours. En fait j’ai même l’itinéraire rue par rue pour aller au ciné à côté de la gare sur une note de mon iPod qui … n’a plus de batteries, bien sûr… Quelle poisse !

Bon, joli coucher de soleil sur l’église de la ville, mais euh, pas vraiment envie d’en profiter là…

Il est 19H30, le prochain train en sens inverse est dans 58 minutes, comme de par hasard ! Il faut environ 30 minutes pour rentrer chez moi d’ici en marchant, contre 58 + 5 + 8 minutes en attendant le train d’après… hum… et si je me faisais un ciné ?!

Hé hé ! Trop malin, j’ai retourné ça à mon avantage !

Le film qui me branche commence à 8H15 (I love you, man) donc je me pose au Starbuck’s d’en face pour faire le plein de sucre (un cookie et un cappuccino feront mon dîner …) avant d’aller dire au guichetier : “I love you, man”.

Le film était franchement sympa, je le recommande (en VO !).

On va faire un jeu … Sans remonter voir la carte plus haut, ramenez-moi à la maison !

Parce qu’en fait c’est ce que j’ai voulu faire … Je me souvenais qu’il n’y avait qu’une route qui traversait l’étang/rivière et qu’elle était perpendiculaire à la rue qui passe devant le ciné. Je descend la rue qui passe devant le ciné pendant un bon gros moment, je suis maintenant dans un quartier résidentiel super chic mais il est quand même 22H20, c’est un peu mort / glauque et je suis vraiment vraiment vraiment crevé.

Au bout d’un moment il y a un route un peu plus large qui part à droite, je l’emprunte en espérant que ce soit la bonne. Mais zut, arrivé au bord de l’étang elle tourne à droite… Mais elle a l’air de mener vers un pont sur la gauche plus loin, donc ça doit être ça ! Yeah ! je contourne l’étang !

Je marche un peu plus , retrouvant la civilisation de quelques magasins, puis une grande place avec une … église … et la gare de Rockville Centre…

HEIN ????

Comment j’ai pu tourner en rond à ce point ???

Alors … je tourne le dos aux  rails et à l’église, j’avance tout droit et je dois passer dans l’ordre Sunrise puis Merrick…

Accessoirement, Merrick passe devant mon bureau, donc je me dis que pour éviter de me perdre et en désespoir de cause, je peux toujours suivre Merrick. Allons-y … Pu**** il est déjà 23H !!!

Mauvais plan, Merrick mène à un entrecroisement de bretelles de voies rapides… C’est méga glauque, pas spécialement prévu pour les piétons et je suis absolument plus sûr d’être encore sur Merrick … au moins j’ai passé l’étang …

Un croisement, Merrick est indiquée à droite … zut …

Tiens, une grande place là-bas, c’est mal éclairé, je vois pas super bien … Un cimetière… ben tiens !

Bon, je sais pas si vous voyez le tableau… Le Nico éreinté par sa journée, tout vexé d’être perdu, les jambes en compote, se retrouvant à longer un cimetière plongé dans le noir… dans lequel une oie se met à trompeter sauvagement !!! Euh, ça donne envie de courir tout droit sans s’arrêter. (je l’ai pas fait hein, un peu de tenue !)

De mémoire si je suis vers le cimetière je suis dans la bonne direction… reste à savoir de quel côté du cimetière je suis. Enfin, des lumières, un McDo, un panneau : Merrick Road. Pfiouuuuuuuuuuuuuuuu !

De là c’est tranquille : j’aperçois rapidement le bâtiment du boulot et de là retrouve le chemin de la maison … il est 23H30, j’ai mis 1H10 au lieu de 30 minutes pour rentrer… Complètement interloqué, je me suis jeté sur google maps pour retracer mes pas, et comme le ridicule ne tue pas, je vous propose de bien vous marrer aussi en jetant un oeil au décalage entre ce que mes repères de mémoire m’ont fait faire et le trajet optimal indiqué plus haut :


Afficher Détour sur une carte plus grande

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The Story of Stuff with Annie Leonard

Posted by Nico on 31 mars 2009 under MyLife, Sciences, Video, Web | Be the First to Comment

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recycleIl est rare que je sois aussi sensible à la cause de la planète. Sans vouloir me protéger derrière les autres milliards de gens passifs en disant : “pas moins qu’un autre” (c’est là le drame et je le sais…) j’avouerai que cela fait partie de ces soucis dont l’énormité est tellement dissimulée et oblitérée par le quotidien et les habitudes (qu’il faudrait changer), et qu’il est tellement décourageant de faire son travail de fourmi dans son coin, que souvent je me satisfais honteusement des petits gestes du quotidien que sont le tri des ordures, l’utilisation sporadique du chauffage et la consommation modérée… Intérieurement j’enrage (à petit bouillon je vous l’accorde) de l’inexistence d’une solution miracle à brandir au monde et qui pourrait tout changer d’un coup… Extérieurement que dire ? que faire ?

Je suis tombé aujourd’hui au cours de mon websurfing habituel sur le site The Story of Stuff qui s’ouvre dans sa version originale sur une présentation de la chaîne de (sur)production et de (sur)consommation de l’Homme, simplifiée et accessible à tout le monde, ludique et interactive. Il y a des sous-titres accessibles dans plusieurs langues via cette page :
http://www.storyofstuff.com/international/

J’imagine qu’on pourrait y trouver à redire ou à précisions, chipotages et argumentations, mais je trouve que cette petite animation a l’avantage de faire (re)prendre conscience de l’ampleur d’une partie des problèmes que l’on se cause à nous-même. Sans verser dans le larmoyant ou le grandiloquent (stuff = chose) c’est un déclic de plus pour faire réfléchir et garder en tête que sans avoir une vision globale (géographique ou temporelle) de notre planète et de notre temps (“un pet de mouche à l’échelle des temps géologiques”), nous agissons tout de même sur notre environnement et qu’il va falloir doper le budget de la recherche spatiale si on veut espérer aller polluer planter des fleurs ailleurs avant de nous être annihilés.

Vous pouvez demander à Thibaut la référence du bouquin pour déprimer, qui disait en substance – si je me rappelle bien notre discussion – que le problème dans la crise de l’énergie n’est pas d’en trouver plus et plus propre/recyclable, mais bien de consommer ce qui est accessible naturellement, à savoir un pouillème de ce que l’on s’est habitués à consommer dans notre “société moderne”.

Par extension -je sais que c’est un peu extrême- je ne peux m’empêcher de songer que le problème de surpopulation n’est pas de trouver plus à manger, mais bien de n’être pas plus nombreux que ce que la Terre nous permet de produire sainement … (et non, je n’envisage pas de devenir végétarien …).

Donc voilà … je sais qu’en ce moment “la crise” a un tout autre visage pour les ménages du 2/3 monde entier, mais pendant ce temps -et ça ne saurait  déplaire auX gouvernementS- les considérations de notre petite bille bleue sont loin, loin, loin …

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Escapade à Long Beach

Posted by Nico on under Image, MyLife, Sortir, USA | 7 Comments to Read

Mardi 31 mars 2009

Un agréable rayon de soleil m’accueille à mon (moins désiré) réveil ce matin. La météo est encourageante, aussi je laisse mon lunch à la maison : je ferai l’aller-retour pendant ma pause pour profiter du beau temps ! On atteint même les 15 degrés dans l’après-midi ! N’en pouvant plus de tant de printanisme, je saute dans un train après le boulot pour aller voir la plage et goûter l’eau.

Long Beach est une destination prisée des New Yorkais pendant l’été. Le reste de l’année ça a des allures de stations balnéaire en hiver : c’est un peu mort. Il reste quand même les gens du coin qui animent un tantinet le voisinage. Mais il faudra m’expliquer ce qui passe par la tête des gens qui vont courir sur un tapis roulant dans un club de sport à 1 minute de la promenade de bord de mer…  OK ils payent un abonnement, mais euh voilà quoi…


Et au bord de la promenade de bord de mer, un hôtel qui m’a fait tour à tour penser à cette sympathique attraction à Disneyland puis à l’image que je me fais d’un lieu de tournage idéal pour un film à la Hitchcok :

Dans cette ambiance de thriller et de tension psychologique, je retrousse mon jean à la mode “pêche aux moules”, retire mes baskets et chaussettes et fais quelques pas hésitants sur le sable… glacé… sans savoir que j’étais sur le point d’être plongé au coeur d’une tragédie encore toute fraîche …

(Je préfère avertir mon jeune public/personnes sensibles/femmes enceintes qu’ils feraient mieux de passer leur chemin pour cette fois-ci, les photos qui suivent sont d’une rare violence…)

Les traces laissées par l’auteur du crime indiquent qu’il aurait prémédité son acte. La trace la plus ancienne est celle au tout premier plan, qui laisse penser à un atterrissage précipité vu l’écart avec les traces suivantes un peu plus loin. Une approche rapide n’a laissé que peu de chance à la victime dont les restes sans vie gisent épars. En arrière plan les traces sont formelles à nouveau : le coupable s’est dirigé vers l’océan pour nettoyer tout indice de son passage. Il pensait certainement que la marée effacerait rapidement ses empreintes, mais c’était sans compter ma présence sur les lieux. Je m’élance donc à la poursuite du malfrat pour tomber nez à nez quelques minutes plus tard avec un second drame :

On retrouve ici le même schéma, avec une approche par les airs, un coup fatal bien précis et efficace, mais aucune trace de lutte.

Je poursuis mon enquête à la recherche d’éventuels témoins. C’est Jojo qui me raconte le premier l’événement tragique. Il était en train de somnoler quand il a entendu de sinistres craquements qui l’ont réveillé en sursaut. Le temps d’accourir et il était déjà trop tard (en fait il était encore sur la route quand je l’ai rencontré …).

L’histoire de Jojo concorde parfaitement avec celle de Coco qui a entendu des bruits similaires à la même heure. Lui a vu s’enfuir un individu, je m’élance dans la direction qu’il m’indique…

Les traces sont fraîches, le gredin ne peut être bien loin …

Oh non, il s’est mêlé à la foule ! Comment savoir de qui il s’agit ?? Je m’approche à pas de loup, suspicieux. Un bruit d’ailes, je me retourne pour voir un individu s’échapper comme il est arrivé, volant droit vers le soleil pour m’empêcher de l’identifier …

THE END

Est-ce que je suis fier de moi ? Assez oui, voyez plutôt :

Pour les grincheux qui veulent profiter en toute sérénité des photos, un album “Long Beach” vient de faire son apparition sur mon Picasaweb.

Mes pieds sont rapidement devenus bleus, donc je n’ai pris que deux photos de mes pieds dans l’eau … je vais devoir étouffer mes véléités d’aller nager encore un ou deux mois j’imagine !


Sur le chemin du retour, alors que le train passe un horizon dégagé, j’aperçois dans le lointain la skyline scintillante de Manhattan sous un ciel aux couleurs de soleil couchant, un étang au premier plan reflétant la scène. New York, New York !

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East Village

Posted by Nico on 29 mars 2009 under Film, Image, MyLife, USA | 6 Comments to Read

Samedi 21 mars 2009

Lever à 9h moins 20, réveil rapide en mode shower override et attrapage de train pour Manhattan. Je passe sur le quart d’heure d’hésitation, l’auto-motivation n’est pas mon fort ! Petite frayeur en arrivant devant le scotch jaune et le panneau “platform closed”. Alors qu’une partie de mon cerveau s’enthousiasmait d’achever une grasse mat’ injustement écourtée, la douce – mais ferme – voix de ma maman (bisous !!!!) me rappela de lire les consignes jusqu’au bout : le train partira juste du quai d’en face…

Bien installé dans un wagon vide (je précise parce que là le wagon est bondé pour retourner sur Long Island) je feuillette mon Routard pour décider de l’itinéraire de ma journée. Plus le temps passe et plus je me rends compte que NYC est immense et que mes six mois me permettrons juste d’avoir un aperçu à peine un peu plus complet et à mon goût qu’une approche touristiquement frénétique (ou vice-versa)…
Le trajet en lui-même me ravi à chaque fois : le train est aérien jusqu’à l’East River et offre une vue assez dégagée sûr les zones traversées avant qu’apparaisse au loin la silouhette de l’Empire State Building qui se détache étrangement de la skyline.
L’effet est immédiat : les yeux qui brillent, un sourire s’esquisse sur mes lèvres. Je me répète une fois de plus cette pensée qui a du mal à faire son trou dans mon esprit : New York dude… You’re in New York! How cool is that, hu?! (ouais, y’a des phrases beaucoup plus idiomatiques en anglais qu’en français).
Asenceur émotionnel, la traversée se fait par un tunnel et on ne verra rien de plus de la skyline ni de la ville car le tunnel va jusqu’à la gare.
“This station is … Penn Station”
J’ai encore du mal à me repérer dans son dédale de couloirs et ses accès à 3 rues à la ronde et autant de lignes de métro. Ce que je sais, c’est que c’est tout simplement merveilleux de sortir et de se retrouver au coeur de la ville qui nous entraîne dans son rythme bourdonnant de vie et d’activité.

J’ai opté pour la visite de l’East Village, vu le grand soleil je trouve stupide de m’enfermer dans le métro et décide de marcher sur Broadway pour descendre au niveau du quartier sus-cité. Ce trajet me fait passer devant l’Empire State Building et vu le temps bien dégagé et pas encore trop chaud, je caresse l’idée de monter au sommet pour profiter de la vue. Je crois que j’ai trouvé le coin le plus touristique de new york (pas encore fait la statue de la liberté, mais ça doit être similaire !)… longue file d’attente, plein de touristes, je passe mon chemin !

L’histoire de New York est parsemée de graves incendies, dont a su profiter un petit malin pour imposer aux bâtiments d’une certaine taille une réserve d’eau qui a pris la forme de ces cuves posées sur les buildings et qui n’ont qu’un seul fournisseur. Apparemment il ne s’est pas trop cassé la tête pour renouveler le design depuis la première version … De la même manière, il est obligatoire pour les bâtiments de disposer d’une issue de secours extérieure qui donne aux façades leur aspect inimitable (voir plus bas).

East Village et Lower East Side.

Broadway, 14th St, Houston St et East River sont les 4 artères qui délimitent East Village. Ce quartier fit longtemps partie du Lower East Side avant de prendre ce nom spécifique. D’ailleurs, beaucoup l’appellent toujours Loisada dans sa partie portoricaine.
East Village a longtemps souffert d’une très mauvaise image en raison de la pauvreté, de la violence et des problèmes de drogue qui y sévissaient. Dès 1840, de nombreux émigrants s’y sont installés : tout d’abord des Irlandais et des Allemands, puis des Juifs et ensuite des Africains, des Indiens, des Italiens et des Ukrainiens, pour ne citer qu’eux.
Dans les années 1960, East Village a attiré les beatniks et autres refuzniks de tout poil, faisant de ce quartier le pendant dur la côte Est du quartier de Haight Ashbury de San Francisco. Puis, au début des années 1980, Saint Mark’s Place devint le p$ole de la bohème radicale et de la contre-culture. De 1988 à 1992, Tompkins Square connut des moments agités. Devenu le rendez-vous des dealers de drogues dures, le parc se transforma en refuge pour des centaines de clochards et de SDF. En 1992, les SDF furent chassés, puis les squats vidés. Depuis, East Village s’est transformé, pour certainement devenir bientôt un nouveau SoHo. Seule Alphabet City (les 4 avenues à l’est de 1st Avenue) résiste encore à la “gentryfication”. Outre l’atmosphère branchée et novatrice qui y règne, c’est déjà aussi un quartier des plus sympas pour manger le soir, prendre un verre, sortir ou danser.
Lower East Side est le dernier quartier à la mode de Manhattan pour la vie nocturne, du moins dans sa partie ouest, comme une prolongation plus décontractée et plus underground qu’East Village. Entre Delancey et Houston st, il a longtemps abrité, dans des conditions parfois précaires, les vagues successives d’immigration. Aujourd’hui les restos et bars poussent comme des champignons, cultivant un côté bohème, créatif et minimaliste qui le différencie des autres quartiers. Ludlow et Rivington St sont les deux artères de cette animation nocturne. De jour, aventurez-vous plus vers le sud et l’est pour découvrir le mélange intéressant des populations, notamment juives et hispaniques.

J’avoue que je partais avec un léger à-priori concernant l’intérêt de consacrer une journée à ce quartier dont le seul intérêt d’après le Routard est sa vie nocturne… C’est certainement pas le quartier le plus touristique de la ville, ni le plus intéressant, mais j’ai envie de connaître cette ville et marcher à la découverte des différents quartiers me permet d’avoir une vision plus réaliste, et j’aime ça !

Sur le chemin vers East Village j’ai aperçu cette église dans une rue perpendiculaire au niveau de Madison Square. C’est Saint Sava, une église serbe. C’est pas un détail, ça m’a permis de comprendre ce que faisait le buste de Nikola Tesla vers l’entrée :

Qui est né Serbe… Et pour la petite histoire c’est une coïncidence qui m’a fait remarquer et prêter attention à ce buste car j’avais passé une bonne demie-heure l’avant veille à trouver un nom qui tiendrait en échec Akinator le génie du web et effectivement quand on rentre dans les scientifiques moins connus il galère un peu … (par contre il connaît un paquet de gens, c’est fou !).

Bref … Me voilà donc devant cette superbe église dont le parking est le siège d’un marché aux puces sauvage, dans lequel j’ai flanné pendant une bonne heure (à peu près le seul avantage de visiter tout seul : je fais ce que je veux !) :

J’en suis rapidement venu à me dire : c’est l’endroit parfait pour réaliser qu’on a terriblement besoin d’une babiole dont on ignorait l’existence jusque là … Mais je me suis retenu !

Madison Square

Plus bas, sur Union Square il y a tous les weekends le green market, un marché plus ou moins bio qui se rapproche beaucoup d’un marché français, mais avec des produits américains sains (New York est la ville la plus saine des USA !), et ça faisait bien envie ! Le mélange des odeurs de légumes, fruits, fleurs, gâteaux et cidre chaud était un régal !

C’est là que je quitte Broadway pour la 4th avenue qui me conduit dans l’East Village :

On aperçoit en arrière-plan le clocher de mon premier arrêt : Grace Church à l’angle de 10th st et Broadway :

Conçue à l’âge de 23 ans par l’architecte James Renwick Jr. (on lui doit aussi Saint Patrick’s Cathedral) en 1846. Intérieur magnifique, et avec ce grand soleil les vitraux étaient éblouissants !

Saint Marks in the Bowery, en bordure du Renwick Triangle, censé être une image typique de ce qu’était le quartier au XIXeme. Ce quartier constituait à l’époque la propriété de Peter Stuyvesant (fondateur de New York).

La station de métro d’Astor Pl., une des seules à avoir conservé sa déco d’origine. Moi ça m’a pas spécialement marqué, j’ai plus pris la photo pour le camion de glace typique (cf. Garfield) et le Kmart en arrière-plan…
Juste dans mon dos (au moment de la photo hein …) il y a le très symbolique Cooper Union Building :

(le cube sur la droite est monté sur pivot, et les gens s’amusent à le faire tourner …)

Édifié en 1859 par Peter Cooper, ingénieur, industriel à succès et philanthrope. Il construisit la première locomotive à vapeur (la Tom Thumb), travailla avec Cyrus W. Field sur le câble transatlantique (qui sortit de ses fonderies) et développa le télégraphe avec Samuel F.B. Morse. Voici donc le 1er building pour lequel on a utilisé des poutres métalliques dans la construction, en l’occurrence des rails de chemin de fer également fabriqués par Cooper. L’originalité provient aussi du fait que l’architecte dut s’adapter à la longueur des rails, d’un modèle bien sûr standard. De style Renaissance italienne, en grès rouge, dédié aux sciences et aux arts, il était destiné à devenir le 1er collège privé gratuit. Il l’est toujours. Cooper, n’ayant pas pu faire d’études, s’en était souvenu. Ce fut Mark Twain qui fit le discours inaugural.

Côté Sud, un petit square abrite la statue de Peter Cooper :

Pour l’anecdote, j’en étais à un point où je marchais déjà depuis un bon moment et la faim commençait à se faire sentir … Vite ! Guide du Routard Powaaaaa ! Direction Ray’s Pizza pour me prendre 2 bonnes grosses tranches de pizza bien américaine ! Classique pour la première : hawaïenne bien miam ! Pour la seconde, j’ai décidé de prendre bien américain, un parfum qu’on verra jamais chez nous : poulet pané et bacon frit, je vous raconte pas le combo de la mort !!! C’était excellent ! Et donc dégustation au pied de la statue de Peter, accueillant (il en a pas voulu, il voulait surement pas en mettre dans sa barbe …).

Sur la gauche de la station de métro Astor Place :

J’emprunte Lafayette St sur la gauche pour me rapprocher de ce que l’on distingue juste sur la photo : Colonnade Row qui comprenait à l’origine 9 maisons où se succédèrent quelques grands noms des USA : John Jacob Astor, Cornelius Vanderbilt, Warren Delano (grand-père de Roosevelt), William Thackeray, Charles Dickens ou encore Washington Irving.

Un peu plus loin, une caserne de pompiers de 1898. Comme je disais plus haut, les pompiers ont joué un rôle important dans New York au cours de son développement, et gardent un statut assez spécial depuis 09/11.

Euh … un joli immeuble dans le même coin … Comme j’ai cadré comme un porc on voit même pas le nom des rues donc c’est cuit … malin !

Pas trop loin de là (je marche beaucoup en zigzag donc à vol d’oiseau rien n’est très loin de la photo d’avant …) sur un bout de mur en briques peintes, il y a une peinture sur bois :

ça me rappelle vaguement un truc connu, pas vous ?

Dans une rue par là-bas :

Il y a le QG des Hells Angels !!!!!! Incroyable ! Ils ont tout le bâtiment rien que pour eux, chaque membre y a son appart’ ! Vu le beau temps ils devaient être en ballade parce qu’il n’y avait pas beaucoup de bécanes en bas …

Plus loin on se retrouve sur la 1st Avenue, que je vais remonter un moment pour aller voir ce fameux Tompkins Square Park pour refaire le plein des ruines !

C’est un peu décousu tout ça, mais en gros je me suis juste baladé et ai pris quelques photos … Un bâtiment très coloré :

J’ai pas pris de photos du parc qui était très banal… mais j’ai profité de la présence de toilettes publiques qui, il faut le dire, sont assez bien réparties dans la ville et c’est très agréable !

Au coin nord ouest du parc :

Sur le chemin entre le club des Hells Angels et du parc il y avait 2 jardins de quartier assez calmes et reposants, c’est une curiosité à voir ! Ici aussi les voisinages s’organisent pour défendre leur bout de jardin au milieu de la ville !

Vous allez peut-être trouver ça étrange, mais je suis sûr que certains comprendront ce délire : j’ai eu envie d’aller à l’origine de New York … Comme vous ne le savez peut-être pas New York a un schéma très strict : les avenues vont du nord au sud et les rues d’est en ouest. La plupart des rues et avenues sont à sens unique en alternance de sens, les rues paires d’ouest en est et les rues impaires d’est en ouest, avec des numéros à la place des noms (en grande majorité)… Pour donner des adresses on donne donc usuellement les coordonnées en fonction du croisement rue/avenue la plus proche en plus du numéro de la rue ou avenue : 7 & 33 est donc le croisement entre la 7eme avenue et la 33eme rue. Donc voilà, je voulais aller voir le 1st & 1st !!! Pour repère : les numéros vont croissant du sud vers le nord pour les rues et d’est en ouest pour les avenues… 1 & 1 se trouve donc relativement au sud est de Manhattan (mais pas trop non plus parce qu’il y a des avenues avec des lettres plus à l’est et des rues avec des noms plus au Sud …).

Et euh … pas de photo parce qu’en fait elle est ratée … le soleil se réfléchi sur la plaque et on voit pas le nom … mais je rebondi avec la photo suivante : c’est un truc qu’on voit beaucoup dans la ville, et ça m’intrigue !! Au risque de passer pour un touriste j’ai donc pris une photo cette fois ci :

C’est des cheminées qu’ils mettent sur les plaques d’égout … je suppose que l’intérêt est d’éviter que la fumée ne sorte au niveau des voitures. Parce que c’est comme dans les films où ça fume quand il fait nuit et que les méchants arrivent !!! Sauf que là c’est le jour et qu’ils mettent des cheminées … Casseurs d’ambiance !

Là je commence à avoir les pattes qui chauffent, alors je me lance à la recherche d’un café pour me psychotroper un peu ! Aussi surprenant que ça puisse paraître, j’ai pris l’habitude pour acheter du café en ville d’éviter les Starbucks et d’aller chez … McDo ! Ils font un café plutôt pas mauvais et très bon marché. Bon, là il était pas prêt donc j’ai attendu un peu, mais au moins il était frais (mais chaud… vous comprenez !). En attendant qu’il refroidisse un peu, je me suis posé sur un banc sur Bowery & Delancey où des policiers faisaient la circulation : Delancey est une grande rue qui mène à un des ponts vers Brooklyn, donc assez fréquentée … Le rôle des agents de circulation, de mon point de vue, était de faire des grands gestes des bras pour inciter les gens à rouler plus vite … Juste sur ma droite, un gros tag au sujet de la crise, plutôt sympathique :

Pour donner plus de détails, j’avais prévu de visiter le quartier dans l’aprèm puis de me rapprocher de la gare pour attrapper une séance de ciné avant de rentrer à la maison. Mais il était encore trop tôt… J’avalais donc mon café avant de reprendre ma route vers le New Museum of Contemporary Art donc la structure extérieure devait valoir le coup d’oeil. Je vous laisse juger :

Voilà quoi … et vous connaissez mon goût prononcé pour l’art content-pour-rien, je ne suis pas resté longtemps … Par contre j’ai pu capturer quelques images sympathiques des perspectives qu’offrent ces grandes avenues tracées toutes droites comme ça :

Chrysler Building au loin

Empire State Building (j’étais au pied dans la matinée !!)

Et juste dans la rue à droite il y avait un gros truck américain garé :

Juste avant d’arriver là il m’est arrivé un truc marrant : j’entendais quelqu’un siffler comme pour appeler un chien, alors je cherche d’où ça vient et c’était un chinois à l’air malicieux qui essayait de faire sortir un chat tout noir de son sous-sol (dans la rue y’a des plaques au sol qui mènent à des sous-sols qui servent d’entrepôt aux magasins). Et sur le coup je me suis dit : tiens c’est marrant, il sait pas trop s’y prendre pour faire déguerpir ce chat qui squatte son sous-sol ! Et un peu plus loin je vois deux ou trois autres chats se faufiler derrière une grille d’entrepôt et je me dis : “tiens en fait ils squattent ici aussi !” et puis en regardant de plus près, je vois des boites de bouffe pour chat qui trainent par terre et du coup j’en suis venu à me dire : “oh, c’est mignon, y’a des gens qui nourrissent les pauvres chats du quartiers” et c’est en voyant le chinois malicieux rameuter tous ces chats que j’ai fait tilt : “euh … c’est peut-être pas si mignon que ça en fait …” et donc voilà, si vous cherchez un bon resto chinois avec des mets raffinés et goûtus, c’est ici :

Hé hé !

Ah, mais au fait si vous avez bien suivi, vous vous êtes déjà exclamé : WTF ??? il va où encore ??? Ba oui, j’avais dit que j’allais voir le musée, mais ayé ! Now what?

Ben maintenant je pousse un peu sur mes gambettes direction le Brooklyn Bridge (quand je regarde un plan j’ai mal au jambes …).

Sur le chemin, encore une caserne, que j’ai eu la chance de voir ouverte au moment où un camion est rentré – en marche arrière – sous mes yeux ébahis et ma machoire grande ouverte : il devait y avoir environ 8cm de chaque côté et il l’a rentré du premier coup en virage… L’intérieur de la caserne était joli et y’avait même la barre pour descendre en urgence et tout !!! trop bien !

On se rapproche de Chinatown et je passe devant une grande banque :

Puis une autre (en chinois) au niveau du Manhattan Bridge :

Et puis là finalement on s’y croirait :

J’étais déjà passé 2 fois par là, mais jamais de jour, donc voilà finalement une photo !

Pas très loin (enfin à force de pas très loins je fais quand même du chemin je trouve !!) se trouve une statue de Confucius :

Mon chinois malicieux ressemblait à ça sans la barbe et avec des vêtements normaux !!! Et j’ai cherché une statue de Lao Tseu mon idole mais sans succès.

D’ici pour aller à l’entrée de la passerelle pour piétons du Brooklyn bridge on passe dans une zone strictement gardée, interdite à la circulation, où j’ai pas encore trop compris ce qu’il y avait (dans le coin du début de Wall Street) et y’avait un grand bâtiment avec des grosses voitures garées avec FBI sur le pare-soleil … bizarre …

Mais trève d’anecdote : le Brooklyn Bridge est là et … je suis pas tout seul à profiter du grand air :

Petit demi-tour sur place pour la vue :

Et en se tournant plus vers le nord :

et vers le sud, une vue sur le Pier 17 où je vous ai emmené l’autre jour :

Bon, le soleil d’hiver commence à décliner et mes photos dans cette direction sont un peu toutes pourrites du coup, mais c’était trop beau à l’oeil !

Sinon, je me suis posé la question -légitime- en voyant comme on était haut et me rappelant plusieurs scène de plusieurs films : comment ils font ceux qui veulent sauter du pont ???

Alors y’a sauter du pont et sauter du pont hein … On est déjà assez haut comme ça, mais si on veut y aller franchement y’a moyen de sauter du haut des piliers en grimpant le long des haubans … vu la gueule des grilles je me suis dit qu’il y en a qui ont essayé :

Sinon à notre niveau, il faudrait passer sur les poutrelles métalliques qui surplombent la circulation des voitures, ce serait con de trébucher et de faire un embouteillage … du coup pour faciliter l’accès au bord, ils ont mis des rembardes par endroit, c’est super pratique !!!

Alors ouais, là où tous les touristes prennent des photos troooooooop classiques de la skyline et du pont, moi au moins je fais original (et utile !), n’est-ce pas ?

Bon, je plaisante, j’ai fait les photos classiques aussi :

Voilà pour mon quota de photo avec ma tête dessus, maintenant on peut se concentrer sur la skyline au fond :

Et donc comme je disais au début, l’Empire State Building se démarque nettement de la skyline new yorkaise. Et du coup ça à l’air vachement loin comme ça ! Euh, en fait ouais ça fait loin quand même … eurk, eurk !

Et dans l’autre direction, ça m’arrache une larme chaque fois que je la vois, le symbole de l’impérissable amitié franco-américaine et du rêve américain et (vous savez qu’ils ont failli la laisser rouiller ??? C’est Shapiro qui s’est occupé du chantier de rénovation à l’époque !!!)

Et ce pont est quand même sacrément long je trouve ! Quand finalement on arrive de l’autre côté, j’ai été impressionné par l’organisation de la circulation à cet endroit-là :

Les piétons sont tout en haut (là d’où je prends la photo) puis vient un premier étage de voitures, puis un 2eme qui va vers le fond, un 3eme qui vient vers nous, un 4eme à double sens, et tout au fond c’est l’arrivée du Manhattan bridge où ça circule sur 2 étages … moi qui me perd sur le périph’ lyonnais …

De là je prends le métro qui me dépose vers Penn Station d’où je vais au ciné sur la 33ème rue :

Pour $12.50 l’entrée, j’ai pris le film le plus long, j’en veux pour mon argent !!

2h40 de Watchmen, c’était du pur bonheur ! Si j’ai pas trop la flemme j’ai un paquet de revues de films à faire (comme je faisais avant de partir, vous aimiez bien ça il me semble !).

En sortant il fait tout nuit, ça s’agite dans tous les sens, c’est grouillant de vie, mmmmmm ! j’aime pas ça, je rentre !

Encore une journée bien remplie !

Là on est re-samedi (déjà ???) et j’étais pas motivé pour aller à Manhattan, temps pourri et envie de me reposer … Ce qui est fait ! Donc demain je me botte le cul et je vais me faire un musée (orages de prévus) ! Echec en fait …

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Lynbrook’s random

Posted by Nico on 22 mars 2009 under Fun, Image, MyLife, Sortir, USA | 6 Comments to Read

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Bon, maintenant que vous êtes bien rassasiés de clichés et de clichés américains (vous avez compris le jeu de mot ?? hé hé !!) on va passer à ce que vous préférez (faites pas semblant je vous connais !!!) : les petits délires de la vie quotidienne !!!

Je fais comme prévu : j’ai mon appareil photo toujours à portée de main et je dégaine régulièrement … mais comme je suis un brin flemmard, m’occuper d’écrire un billet pour 2 photos d’un pauvre écureuil ça me branche pas vraiment ! Je préfère conserver ma motivation intacte pour un gros billet bien croustillant (j’ai pris le café avec George Clooney dans la boutique Nespresso de la 5th avenue, j’ai fait mon jogging dans Central Park avec Jennifer Aniston, tout ça tout ça …)

Tout ça pour dire que je vais tout vous mettre en vrac, ça va être un peu décousu mais ça vous fera une dose concentrée de Nico qui devrait vous durer au moins quelques heures !

La photo d’en-tête date du lendemain du Snow Day : 3 mars. On avait eu super beau temps et j’avais repris des photos en allant au boulot (cf picasaweb).

Sur le chemin du boulot il y a un feu de circulation incroyablement long … Du coup c’est un de mes spots photo favoris ! Ci-dessus c’est en direction de chez moi, il y a un Dunkin’ Donuts (chaîne de coffee house) et à gauche un authentique Diner des années 60 ! (ceux qui viennent me voir auront droit à un brunch là-bas !).

C’est vraiment typique, y’a les serveuses avec leur tablier qui viennent voir si tu veux un refill pour ton café -trop long- ou si tu vas pas t’étouffer avec ton omelette et si tu veux plus de syrup sur tes pancakes ! =D

On prend vite l’habitude de laisser un pourboire et d’ailleurs ils rendent volontiers la monnaie en Ones pour s’assurer que tu auras de quoi fournir un tip généreux.

La première fois qu’on se retrouve avec une liasse d’une dizaine de billets de 1 dollars on -nous les hommes- se dit qu’en mettre quelques-uns de côté pour une soirée spéciale pourrait être utile (hum hum …) mais en fait on s’y fait, et c’est moins lourd que des pièces !

Dans la catégorie : “je m’ennuie en attendant que le feu passe au blanc” (oui ici les feux piéton sont blancs, pas verts … je vous présente une magnifique … roulements de tambour … une magnifique … j’ai perdu ma fiche … une magnifique voituuuuure !!

Restons dans la série voitures avec une corvette garée en face de mon bureau un soir :

Et les plus observateurs d’entre vous auront remarqué ce qui est inscrit au sol sur cette place de parking :

Mon appareil photo à la main, j’en profite pour prendre un aperçu du coin ! Juste en face de la corvette se tient un des magasins les plus utiles de Lynbrook (une épicerie ? non ! un supermarché ? non !) : un magasin de chiots ! (on voit la façade à gauche sur les photos de la corvette).

Je ne vous parle pas de l’énorme boutique de matelas, des 4 magasins de costumes ni de celui de robes de mariées … Y’a tout à lynbrook ! sauf un supermarché … Un peu moins inutile mais un peu quand même : le cinéma local qui ne passe que les films de merde :

A l’ancienne avec les lettres qu’on accroche et tout ! Et d’après ceux qui s’y sont aventurés, il n’y a pas de chauffage dedans … ni de clim !

Woohoo ! un firetruck passe, sirènes hurlantes :

On est juste en face de mon bureau, alors je vous en remet une couche, c’est là que je travaille :

Sur le chemin il y a cette petite église sympathique, et je voulais tester un nouveau logiciel pour faire les panoramas, donc j’ai rallongé un peu mon détour :

church(clic pour originale)

Juste en face de l’église se trouve un cabinet d’avocat dans une maison toute mignonette :

Le 20 mars arrive … avec le printemps :

Mais bon, ça s’est calmé dans l’après-midi et ça n’a pas tenu, donc tout va bien.

Sinon, ça fait des mois que je résiste à la tentation… mais l’attirance est trop forte, et personne n’est là pour me décourager, et puis zut : je suis aux USA, il faut que j’en profite !! Et puis c’est le printemps, alors vous comprendrez … j’ai craqué !! J’avoue tout !!!

Mais c’est aussi par souci d’économie à long terme ! J’ai acheté le plus gros disponible, il fait 1,2 kg ! Miam miam !!!

Venez par là mes petits !! (en plus avec une bonne bière, devant un DivX, “c’est le mouvement perpétuel à la portée de l’Homme” – dixit JC et je ne lui donne pas tort !)

Bref …

Faisons un jeu : il est 6H30 du matin dans un petit quartier résidentiel tranquille de Lynbrook. C’est la bonne heure pour ?

a. dormir
b. élaguer les arbres sur le bord de la voie ferrée et broyer leurs branches
c. se réveiller, l’ami du petit déjeuner, l’ami ricorée
d. la réponse d

C’est votre dernier mot ? Vraiment ?

Dans la série réveil sympathique j’ai eu un magnifique enchaînement ce matin (22 mars, grasse mat’ au programme) : un diabolique combo avec dans l’ordre une grosse alerte qui a fait rugir les sirènes de pompier / police / ambulance pendant 30 minutes vers 7H, l’heure de pointe des trains entre 7H et 8H (4 dans chaque sens), le chien débile des proprios qui abboie pendant 20 minutes sans s’arrêter vers 8H30, réveillant le bébé qui chiale pendant 45 minutes (je pense que sa chambre est sous la mienne …), réveillant à son tour mon coloc (mike, il va falloir songer à graisser les gonds de ta porte de chambre) qui commence sa journée par d’incessants aller-retours entre sa chambre et la cuisine et la salle de bain. Vers 10H, au bord de la crise de nerfs, je branche mon iPod et me lance l’intégrale de “Romantic Guitars” pour couvrir tout ce boucan. Ivre de sommeil, j’émerge vers midi, ravi d’avoir combattu avec bravoure et gagné cette bataille pour le droit à un juste et profond sommeil !

Flashback avec une photo prise hier soir :

White Castle est une chaîne de fast food assez connue. Sa réputation est d’être vraiment bon marché mais assez immonde. Ils servent -paraît-il, je dois aller vérifier – des minis burgers qu’on achète par brassées pour avoir une quantité correcte de bouffe. Selon mes informations, c’est de la cheap food pour quand on est bourrés et qu’on veut se remplir l’estomac … De ce point de vue, cette franchise est super bien située : au pied de la gare de Lynbrook, parfait pour quand on rentre chez soi après une soirée bien arrosée ! (à faire donc). Pour l’anecdote, cette chaîne a fait l’objet d’un film pour gamins : Harold & Kumar Go to White Castle (2004). D’après le synopsis Neil Patrick Harris – Barney dans HIMYM – joue dedans, je vais peut-être voir ce que ça vaut (oui, je suis aussi là pour tester le pire et pour vous en parler !!)

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