SoHo – Greenwich – Chelsea
Dimanche 4 avril 2009 : l’épopée !
On a ici matière à un billet extrêmement long, aussi j’inaugure le système de “Lire la suite…” pour vous éviter d’afficher les 2857 photos à l’ouverture du blog et laisser un peu de visibilité aux billets précédents.
Allons-y !

Ce matin je m’étais levé assez tôt pour un dimanche (8AM) et c’est donc vers 10:40 que je me retrouve sur le quai de Centre Avenue Station pour prendre le train pour Manhattan. Comme on a la demoiselle de la SNCF en France, ici c’est un monsieur à la voix très amicale qui annonce :
“Ladies and gentlemen, the … 10…44… AM… to… Penn Station… is operating on time.”
J’en parlais dans un billet précédent, on a un petit aperçu de la skyline sur le trajet :
Aujourd’hui programme modeste : SoHo et Greenwhich. Je prends le métro jusqu’à Canal Street pour faire une balade du Sud vers le Nord. Comme vous le voyez il fait plutôt beau, mais par moments le vent refroidit bien. Il ne doit pas faire plus de 17° mais les new yorkais ont un gène de l’habillage déficient et se fient plus au ciel qu’à la température… Tout le monde à moitié à poil dans les rues début avril, ça fait bizarre ! Quoique mon manteau me paraît bien chaud aussi !
SoHO (South of Houston Street)
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Lorsque les loyers du Village sont devenus prohibitifs, les artistes ont émigré dans ce quartier d’entrepôts pour les reconvertir en ateliers et logements, les fameux lofts. L’âge d’or de SoHo est révolu. C’était dans les années 1970, lorsque Robert Rauschenberg ou Roy Lichtenstein (un des maîtres du pop art) y habitaient. Aujourd’hui, le quartier est devenu très cher, mais il réserve une foule de merveilles architecturales à découvrir, notamment des immeubles à structure en fonte, les fameux cast-iron buildings, datant du XIXème siècle. Cette technique permettait de construire de grands espaces hauts de plafond avec de larges fenêtres… Le quartier renferme aussi de nombreux restos tendance, des boutiques de créateurs plutôt chères et des galeries d’art, notamment sur Greene, Spring et Prince St. Broome St concentre, quant à elle, les antiquaires et Thompson St sort des sentiers battus. Plus à l’ouest finalement, West Broadway est la reine incontestée de l’animation… et de l’agitation dans le quartier. Si la “branchitude” chic, la frime et les commerces de standing continuent à supplanter l’atmosphère bohème et décontractée du SoHo des seventies, c’est quand même l’un de nos quartiers préférés pour de surprenantes balades.
Enfin, à quelques rues de SoHo, à l’est de Lafayette St et au nord de Little Italy, on trouve le quartier très à la mode de NoLiTa (North of Little iTaly), où règne une ambiance plus simple et tout aussi agréable. Faites donc un petit tour dans ce coin, autour de Prince, Spring, Mott, Elizabeth ou Mulberry St. Ici, pas d’édifices en fonte, mais des petits cafés et boutiques sympatoches décontractés.
Je vous le dis d’emblée, je n’ai vu aucun attrait touristique à SoHo… La balade proposée par le Routard ne comporte que des façades de cast-iron buildings et l’intérêt réel du quartier est plus son ambiance shopping / galeries d’art…
En sortant du métro sur Canal Street :
Ici les grosses campagnes de pub se font en peinture sur les façades, avec ici l’annonce de GTA sur Nintendo DS :
Juste sur la gauche par rapport à la photo précédente, une vision new-yorkaise typique : grand building et stand à hot-dog/pretzel :
Un truc désagréable c’est l’omniprésence d’échafaudages un peu partout en ville … J’essaye de les éviter quand je prends des photos, mais le point de départ de mon itinéraire est justement la façade derrière celui-là. Nous sommes dans Greene Street où se trouve le plus long ensemble de cast-iron buildings.
Cette technique de construction, apparue au milieu du XIXème en Angleterre, offrait plusieurs avantages par rapport au bois : elle réduisait les risques d’incendie, un risque qu’encouraient les nombreux entrepôts de textile de New York ; la construction d’éléments préfabriqués et standards permettait de les remplacer régulièrement et de réduire les coûts ; sa structure étant très solide, elle autorisait un nombre important d’étages ; les murs, moins épais qu’avant, permettaient de gagner de l’espace et de percer des fenêtres laissant entrer l’air et la lumière ; enfin, on pouvait travailler le décor des façades de façon très esthétique et à faible coût. La construction de tels immeubles cessa avec l’avènement des charpentes d’acier et des ascenceurs.
Ci-dessous, The Queen of Green St. Je vous épargne la description architecturale…
Juste en face il y avait une expo en entrée libre dans une galerie qui présentait des croquis et tableaux inédits de Dali. Ça sentait un peu l’arnaque à mon sens… Trop flagrant, trop pareil, trop Dali… Ou alors je suis trop méfiant, mais une cinquantaine de Dalis authentiques entassés sur les murs d’une galerie minuscule moi ça me paraît louche, et encore plus quand j’ai pas besoin de voir la signature en bas du tableau pour me dire que ça ressemble à Dali… Bref, poursuivons !
Pour illustrer le côté shopping frénétique du quartier, une longue file d’attente devant un magasin dont je ne connaissais pas le nom : Topman. La file va jusqu’au bout du bloc à gauche où elle fait un angle droit pour continuer le long de la rue perpendiculaire… Je n’ai pas investigué plus loin, mais apparemment y’avait quelque chose / quelqu’un à l’intérieur qui valait le coup !
Poussé par la curiosité je suis moi-même allé faire un peu de shopping dans les enseignes réputées du coin (du vrai shopping de fille sans rien acheter !).
Le Haughwout Building, construit en 1857. Premier équipé d’un ascenseur Otis (à treuil à vapeur) :
Pour la petite histoire, l’inventeur Elisha Otis fit la promotion de son ascenseur à l’exposition du Crystal Palace de Londres, en 1853, en faisant sectionner les câbles de sécurité une fois à l’intérieur de la cabine, tout ça pour démontrer que son engin avait de bons freins !
Ci-dessous, un des plus hauts immeubles de SoHo datant de 1896. Construit pour abriter les bureaux des factories du quartier. Très fin (voir photo suivante), derniers étages très travaillés et toiture en cuivre.
Le suivant comporte une curiosité architecturale de taille :
à l’angle nord-ouest de Broome et Greene st, les longues colonnes encadrant les fenêtres sur 2 étages sont dites de “sperm candle style” pour leur ressemblance avec les chandelles fabriquées avec de l’huile de cachalot…
Et que serait The Queen of Greene street sans son King ?
The King of Greene St donne lieu à un de ces commentaires pourris du Routard que je vous passe à chaque fois (oui je filtre, y’a besoin). Appréciez donc la façade sans vous douter qu’elle est en 3D avec des colonnes ! Et faites le lien avec les photos d’Aston Martin du billet précédent !
Une pitite auberge coincée entre deux bâtiments
Dans Mercer st, la plus vieille maison du quartier
Sur Broadway, quelques jolies façades :
Déjà 1:30PM, je cherche à me sustenter lorsque j’aperçois, sur Broadway, un stand à Hot dogs qui a retenu mon attention par la quantité de choix. Je paye donc $3 pour un monstrueux Gyros Souvlaki que je mange en remontant Broadway vers le Nord :
Au croisement avec Bleecker St.
Et j’ai un scoop pour vous :
C’est de l’anti-buzz : il faut se balader dans Manhattan pour avoir l’info !
Cette magnifique façade peinte ornée de poutrelles apparente est en réalité une œuvre d’art marquant l’entrée dans SoHo (angle Broadway & Bleecker). Sur la gauche on retrouve le mur peint “DKNY” qui figure sur un de mes premiers billets sur Manhattan où j’avais descendu Broadway à pied jusqu’à Battery Park à l’extrême Sud.
C’est le problème d’écrire mon billet 2 semaines après, c’est un peu flou dans ma mémoire avec tout ce que j’ai vu depuis !
Il est encore tôt, j’enchaîne allègrement sur :
Greenwich et West Village
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En parcourant ces deux quartiers anciens de Manhattan, on a véritablement l’impression d’être dans une ville au cœur de la ville. D’abord plantation hollandaise de tabac au XVIIème s (à la place d’un village Algonquin), puis quartier résidentiel anglais, Greenwich, nom donné par un général anglais, et West Village deviennent le terrain d’élection des immigrants du XIXème s. Mark Twain et Edgar Allan Poe s’y installent. Dans les années 1910, les loyers défiant toute concurrence, une population de jeunes aux idées neuves et anticonformistes vient s’y installer à son tour, en en faisant, dès lors, le quartier bohème de Manhattan. Arrivent ensuite les avant-gardistes (Pollock, Hopper) et les beatniks (Kerouac, Ginsberg, Dylan), dans les années 1950 et 1960, qui transforment Greenwich en temple de l’underground. Norman Mailer y fonde (pas tout seul) la revue Village Voice. Le quartier s’est depuis largement embourgeoisé, attirant aussi de plus en plus de touristes, et faisant fuir l’anticonformisme culturel vers SoHo puis East Village, Lower East Side et aujourd’hui Williamsburg et Dumbo, à Brooklyn. Même si sa scène jazz reste dynamique, le Village s’est donc un peu empâté, voire assoupi, par rapport à d’autres quartiers de Manhattan. À l’extrémité nord de West Village, on découvre enfin Meat Packing District, l’ancien quartier de l’emballage de la viande devenu branché avec galeries d’art, magasins de créateurs, bars et restos chic, hôtels de luxe, etc.
On commence l’itinéraire avec Washington Square, au cœur du campus de la New York University (NYU). L’entrée sur la 5ème avenue est marquée par un arc de triomphe inspiré de ceux de Rome et Paris : le Washington Centennial Memorial Arch. Érigé en 1892 en bois puis reconstruit en marbre, il commémore le centenaire de l’accession à la présidence de George Wahsington.
En arrière-plan au sud de la place, la Judson Memorial Church, du nom du docteur missionnaire envoyé en Birmanie à la fin du XIXème. Preuve que c’est un peu mort la Birmanie, il a prit le temps de traduire la bible en birman … quand même… On notera le décompte des morts en Irak affiché sur le tableau à l’entrée.
La place est en restauration donc je vous propose une vue cadrée un peu haut sur la place et le début de la 5eme avenue (église juste derrière moi) :
En contournant la place par l’ouest, on a un aperçu sympa du style des environs :
On est maintenant de retour au Nord de la place avec une vision un peu plus rapprochée des résidences que l’on voyait derrière l’arc plus tôt :
et du n°1 de la 5th Avenue :
Juste à côté : Washington Mews, ruelle bordée d’anciennes écuries des années 1850 transformées en maisons et ateliers d’artistes vers 1930 :
En remontant la 5ème, l’église de l’Ascension néogothique terminée en 1841 :
Juste en face, une façade aux balcons ornés de faïence. Comme le fait très justement remarquer le Routard, la plupart des façades présentant un intérêt sont remarquable au niveau du sol et au niveau du toit, mais pas entre les deux. Je ne vous ferai pas l’affront de vous exposer la théorie du Routard …
Plus haut, au croisement avec 12th street, la First Presbyterian Church en grès brun, magnifique.
Forbes Building :
Malcom Forbes était non seulement ce grand éditeur dont le magazine économique porte le nom, mais aussi un collectionneur maniaque et un grand enfant. Une visite rapide dans ce petit musée insolite [Forbes Galleries] et vous comprendrez qu’il souffrait même d’une collectionnite aiguë : les nombreuses vitrines de maquettes de bateaux donnent le ton, relayées par une galerie de 100 00 petits soldats prêts à batailler. Vous verrez, par exemple, Washington passant en revue ses troupes formées de 1776 hommes (car ça s’est passé en 1776 !). Puis on enchaîne avec une salle consacrée aux différentes versions du Monopolu, dont une édition spéciale offerte aux Forbes par leurs amis, personnalisée avec leurs titres et propriétés. On apprend que le célèbre jeu fut déposé en 1933 par Charles Darrow (le plateau était rond à l’époque), et que la marque de jeux Parker avait au départ refusé de le commercialiser. Heureusement pour eux, ils sont revenus sur leur décision deux ans plus tard ! Les vitrines suivantes sont moins distrayantes, avec leur lot d’”antiquités” hétéroclites plus ou moins parlantes, mais l’expo temporaire vaut parfois le coup.
Euh … ouais on est dimanche, c’est fermé et je dois me contenter du récit du Routard en attendant d’y retourner un samedi !
L’Empire State Building (vous commencez à le connaître maintenant, non ?)
Le quartier fait très chic (je suppose que la présence de l’université y est pour quelque chose, autour de McMaster c’était sympa aussi !). Ci-dessus, j’ai bien aimé le contraste entre l’immeuble et les balcons métalliques noirs. Ci-dessous, un exemple de ces étalages d’époques et de styles qu’on peut trouver à New York, condensé (voire compressé) sur quelques mètres feet.
La Jefferson Market Courthouse. Posée comme ça au milieu de la ville, ça tranche pas mal avec les alentours, surtout qu’ellel a son block bien à elle !
Élu “5ème plus beau bâtiment des États-unis”, ce grand édifice en brique construit en 1877 dans un style gothique victorien, autrefois cour de justice et prison pour femmes, abrite aujourd’hui une bibliothèque. Notez l’effet frappant de la brique rouge et de la pierre blance, les motifs gothiques travaillés, et les vitraux. Cette tour, comme de nombreuses autres dans le New York de l’ancien temps, servait de vigie pour repérer les éventuels incendies.
Ce quartier va à l’encontre de l’image usuelle de Manhattan avec ces grands buildings, son Central Park et tout et tout. J’aime ! Finalement l’image classique qu’on se fait de l’architecture New Yorkaise c’est plutôt le Financial District, le coin de Central Park (type séries TV) ou Times Square, tout ce que j’ai vu depuis est assez différent et donne un aperçu de l’histoire – certes courtes pour un standard européen – de la ville.
Notamment des bâtiments comme ça ont tendance à lancer mon imagination dans le passé, et me dire que quand même, une machine à voyager dans le temps serait sacrément pratique ! (j’ai commencé à lire The Time Machine de Wells, c’est peut-être pour ça…).
Alors c’est pas mignon New York ?
Le propos de la photo était à la base le nom de la rue : Gay Street, une petite rue nichée entre Waverly et Christopher St. effectivement le quartier gay de New York…
Je me permets néanmoins une digression au sujet de ce petit café branchouille typique du quartier que l’on peut voir sous le panneau. Une petite terrasse, les beaux jours arrivent, c’est mode, c’est tendance !
Petit écart d’itinéraire (involontaire) et je me retrouve au bord de l’Hudson, aménagé sur une grande longueur en coin détente, footing, cycliste pour les new yorkais. De là on aperçoit un joli panache de fumée et on se dit : “mais qu’est-ce qu’ils sont encore allés inventer ces c******** du New Jersey ?”
Un truc à apprendre vite ici : tout bon new yorkais méprise ouvertement les habitants du New Jersey … oui c’est comme nous les stéfannois, c’est comme ça et puis c’est tout !
Pour l’incendie d’après les new c’était rien de grave, un champ qui aurait brûlé … whatever.
Une petite vue sympa sur le Financial District. Les assidus feront le lien avec les photos des alentours du pont de Brooklyn ! (c’est grand new york, là j’ai mal aux pattes et je me pose un petit moment au bord de l’eau !).
Jersey City (boooooooooouh !)
Hum, comme je suis pas vraiment sur l’itinéraire prévu je passe devant des trucs pas prévus, donc pas de détails, c’est juste joli !
Un énorme bâtiment de briques rouges:
C’est vraiment bluffant, le quartier est super calme, et pourtant on est à deux pas du centre !
La déception de la journée : on est à l’angle de Grove et Bedford st, vous avez devant vous la façade de l’immeuble de Friends … pas flagrant …
La maison la plus étroite de New York : 2m90.
Une rangée de maisons sympa donnant sur un parc où je me pose pour goûter et me reposer les jambes. Il y a un petit stade de baseball où des gamins font un match, je les regarde un moment. Mais euh… ils touchent pas souvent la balle à cet âge-là
Un des lancers rattrapés :

Mais euh, en fait elle est partie complètement désaxée et ils l’ont pas jouée…
Il est encore assez tôt, et même si je suis fatigué, je me botte les fesses pour continuer ma longue balade. Au détour d’une rue je tombe sur ce tableau assez amusant. Un panneau indique sur un parking : “Air will be taken out of tires – License plates removed from unauthorized parkers” (les pneus seront dégonflés et les plaques d’immatriculation retirées des garés non autorisés).
On se rapproche du Meat Packing District, avec une grande usine désaffectée (oui oui, on est toujours en plein Manhattan !)
Littéralement : le “quartier de l’emballage de la viande”. Ce mouchoir de poche situé au nord-ouest de Greenwich Village, délimité par 14th st, 9th Ave, Gansevoort St et Hudson River doit son nom au marché aux viandes de New York qui y est installé depuis des lustres.
Seulement voilà, le quartier est en pleine “boboïsation” depuis quelques années. Les abattoirs ont été peu à peu délocalisés dans le Bronx, remplacés par les galeries d’art et les créateurs de mode qui sont venus investir les lieux. Ont suivi une flopée de restos et de bars branchés qui otn achevé de remodeler le visafe de ce nouveau quartier de caractère, classé monument historique depuis 2003.
Carrefour entre la 9ème avenue, Greewich st et Gansevoort st :
Plus au nord et on sort de Greenwich pour rentrer dans Chelsea !
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En 1750, le capitaine Thomas Clarke acheta un terrain limité par 14th, 25th St, 8th Ave et la rivière, et tenta de reconstituer à New York le fameux quartier de Londres. Quelques temps plus tard, en 1830, son petit-fils Clement Clarke Morre vendit le terrain en parcelles, n’oubliant pas de faire une copieuse donation au séminaire général de la ville. Une certaine classe moyenne envahit alors Chelsea, lui donnant un aspect bourgeois sans grand cachet. En 1850, la voie ferrée de l’Hudson River fu construite le lond de 11th Ave et la classe ouvrière vint y habiter. Changement d’ambiance. Après une période d’activité th”âtrale intense, les salles ayant déménagé pour Broadway, le secteur devint un lieu très prisé des réalisateurs de cinéma. En 1930, lorsque la ligne de chemin de fer fut fermée, Chelsea s’endormit doucement. Ce sont les antiquaires installés dans 9th Ave et le marché aux fleur de 6th Ave qui redonnèrent au quartier un certain élan. Et le Galleries District maintenant à pris le relais.
Ci-dessous, l’entrée du Chelsea Market:
Je n’ai pas pris de photos à l’intérieur, mais la description du Routard est fidèle :
Dans un spacieux bâtiment en brique qui abrita naguère la fabrique de gâteaux Nabisco, puis une imprimerie. Très belle rénovation, qui met en valeur le passé industriel du lieu, sans oublier les très branchés ascenseurs et les belles expos photo. Plusieurs commerces alimentaires frais s’y sont installés, avec le “concept” commun de montrer l’envers du décor : le boucher hachant les os, le boulanger faisant son pain, etc.
Forcément ça donne faim et je m’arrête à un stand de glace pour prendre un milk-shake. Mon italien n’a jamais été très bon, mais en gros la machine elle était cassé et on pouvait plou faire dou milk-shake, mais les glaces elles sont excellente et je devrais essayer une… Va pour une glace ! Effectivement, une très bonne glace cannelle et une autre cappuccino ! Et ça repart (oui, c’est toujours le même jour et attendez, c’est pas fini !).
Je ressors à l’autre bout du bâtiment. Ici la fatigue me décourage de faire l’itinéraire du routard qui n’est qu’une succession de façades au style néogothique apparemment typique de Chelsea… Bon, c’est des vieilles pierres quoi… Du coup j’avance plutôt en direction de la gare, les jambes lourdes mais l’oeil vif et aux aguets !
Ci-dessus un bâtiment … voilà… original ?
Juste en face se trouve un centre de loisir sur le bord de l’Hudson : ça ressemble à un grand entrepôt sauf qu’il y a d’immenses parkings sous-terrains et des pubs de partout pour leurs salles de gym, terrain de golf, touça touça ! Pas de photo, c’était trop moche !
Plus loin, toujours plus loin, voilà le London Terrace Towers. C’est un immeuble qui prend un block complet, modestement … ça fait bourrin quand même … Construit en 1930, 1500 logements.
Tous en choeur : L’Empire State Building ! Yeah, on est pas loin de Penn Station, enfin !!! J’ai plus qu’une envie, rentrer me poser et buller jusqu’au moment de me coucher (probablement pas tard !)
Détrompez vous … la suite (palpitante) dans :

Pom said,
“du vrai shopping de fille sans rien acheter !”
.
Donc pas du vrai shopping de fille quoi
Très bien le “lire la suite”.
Allez hop, j’y vais justement, go to “LOST”
Nico said,
Hum, ça dépend… le ratio “nombre d’articles achetés”/”temps passé dans un magasin” est ridiculement faible pour les femmes… Si tu divises à nouveau par la somme dépensée alors là je crois que le débat est clos …
Marc said,
J’en connais pour qui cette règle n’est pas vraiment valable, je ne citerais personne !
Nico said,
En effet, et nous apprécions la courtoisie de ton silence, tu es un véritable gentleman !
=D
Thibaut said,
Ce qui serait marrant c’est d’avoir l’évolution de ton diamètre de cuisse au fur et à mesure de tes pérégrinations. Tu vas finir par acquérir une endurance de fou à force de te faire de telles distances dans New-York (ou alors tu écris beaucoup plus que tu ne marches…).
Vivement Washington qu’on attaque les choses sérieuses
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