The Story of Stuff with Annie Leonard

Posted by Nico on 31 mars 2009 under MyLife, Sciences, Video, Web | Be the First to Comment

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recycleIl est rare que je sois aussi sensible à la cause de la planète. Sans vouloir me protéger derrière les autres milliards de gens passifs en disant : “pas moins qu’un autre” (c’est là le drame et je le sais…) j’avouerai que cela fait partie de ces soucis dont l’énormité est tellement dissimulée et oblitérée par le quotidien et les habitudes (qu’il faudrait changer), et qu’il est tellement décourageant de faire son travail de fourmi dans son coin, que souvent je me satisfais honteusement des petits gestes du quotidien que sont le tri des ordures, l’utilisation sporadique du chauffage et la consommation modérée… Intérieurement j’enrage (à petit bouillon je vous l’accorde) de l’inexistence d’une solution miracle à brandir au monde et qui pourrait tout changer d’un coup… Extérieurement que dire ? que faire ?

Je suis tombé aujourd’hui au cours de mon websurfing habituel sur le site The Story of Stuff qui s’ouvre dans sa version originale sur une présentation de la chaîne de (sur)production et de (sur)consommation de l’Homme, simplifiée et accessible à tout le monde, ludique et interactive. Il y a des sous-titres accessibles dans plusieurs langues via cette page :
http://www.storyofstuff.com/international/

J’imagine qu’on pourrait y trouver à redire ou à précisions, chipotages et argumentations, mais je trouve que cette petite animation a l’avantage de faire (re)prendre conscience de l’ampleur d’une partie des problèmes que l’on se cause à nous-même. Sans verser dans le larmoyant ou le grandiloquent (stuff = chose) c’est un déclic de plus pour faire réfléchir et garder en tête que sans avoir une vision globale (géographique ou temporelle) de notre planète et de notre temps (“un pet de mouche à l’échelle des temps géologiques”), nous agissons tout de même sur notre environnement et qu’il va falloir doper le budget de la recherche spatiale si on veut espérer aller polluer planter des fleurs ailleurs avant de nous être annihilés.

Vous pouvez demander à Thibaut la référence du bouquin pour déprimer, qui disait en substance – si je me rappelle bien notre discussion – que le problème dans la crise de l’énergie n’est pas d’en trouver plus et plus propre/recyclable, mais bien de consommer ce qui est accessible naturellement, à savoir un pouillème de ce que l’on s’est habitués à consommer dans notre “société moderne”.

Par extension -je sais que c’est un peu extrême- je ne peux m’empêcher de songer que le problème de surpopulation n’est pas de trouver plus à manger, mais bien de n’être pas plus nombreux que ce que la Terre nous permet de produire sainement … (et non, je n’envisage pas de devenir végétarien …).

Donc voilà … je sais qu’en ce moment “la crise” a un tout autre visage pour les ménages du 2/3 monde entier, mais pendant ce temps -et ça ne saurait  déplaire auX gouvernementS- les considérations de notre petite bille bleue sont loin, loin, loin …

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