Nico

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Archive for mars 31st, 2009

The Story of Stuff with Annie Leonard

mars 31, 2009 at 13:41

sos

recycleIl est rare que je sois aussi sensible à la cause de la planète. Sans vouloir me protéger derrière les autres milliards de gens passifs en disant : “pas moins qu’un autre” (c’est là le drame et je le sais…) j’avouerai que cela fait partie de ces soucis dont l’énormité est tellement dissimulée et oblitérée par le quotidien et les habitudes (qu’il faudrait changer), et qu’il est tellement décourageant de faire son travail de fourmi dans son coin, que souvent je me satisfais honteusement des petits gestes du quotidien que sont le tri des ordures, l’utilisation sporadique du chauffage et la consommation modérée… Intérieurement j’enrage (à petit bouillon je vous l’accorde) de l’inexistence d’une solution miracle à brandir au monde et qui pourrait tout changer d’un coup… Extérieurement que dire ? que faire ?

Je suis tombé aujourd’hui au cours de mon websurfing habituel sur le site The Story of Stuff qui s’ouvre dans sa version originale sur une présentation de la chaîne de (sur)production et de (sur)consommation de l’Homme, simplifiée et accessible à tout le monde, ludique et interactive. Il y a des sous-titres accessibles dans plusieurs langues via cette page :
http://www.storyofstuff.com/international/

J’imagine qu’on pourrait y trouver à redire ou à précisions, chipotages et argumentations, mais je trouve que cette petite animation a l’avantage de faire (re)prendre conscience de l’ampleur d’une partie des problèmes que l’on se cause à nous-même. Sans verser dans le larmoyant ou le grandiloquent (stuff = chose) c’est un déclic de plus pour faire réfléchir et garder en tête que sans avoir une vision globale (géographique ou temporelle) de notre planète et de notre temps (“un pet de mouche à l’échelle des temps géologiques”), nous agissons tout de même sur notre environnement et qu’il va falloir doper le budget de la recherche spatiale si on veut espérer aller polluer planter des fleurs ailleurs avant de nous être annihilés.

Vous pouvez demander à Thibaut la référence du bouquin pour déprimer, qui disait en substance – si je me rappelle bien notre discussion – que le problème dans la crise de l’énergie n’est pas d’en trouver plus et plus propre/recyclable, mais bien de consommer ce qui est accessible naturellement, à savoir un pouillème de ce que l’on s’est habitués à consommer dans notre “société moderne”.

Par extension -je sais que c’est un peu extrême- je ne peux m’empêcher de songer que le problème de surpopulation n’est pas de trouver plus à manger, mais bien de n’être pas plus nombreux que ce que la Terre nous permet de produire sainement … (et non, je n’envisage pas de devenir végétarien …).

Donc voilà … je sais qu’en ce moment “la crise” a un tout autre visage pour les ménages du 2/3 monde entier, mais pendant ce temps -et ça ne saurait  déplaire auX gouvernementS- les considérations de notre petite bille bleue sont loin, loin, loin …

earth

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Escapade à Long Beach

mars 31, 2009 at 4:30

Mardi 31 mars 2009

Un agréable rayon de soleil m’accueille à mon (moins désiré) réveil ce matin. La météo est encourageante, aussi je laisse mon lunch à la maison : je ferai l’aller-retour pendant ma pause pour profiter du beau temps ! On atteint même les 15 degrés dans l’après-midi ! N’en pouvant plus de tant de printanisme, je saute dans un train après le boulot pour aller voir la plage et goûter l’eau.

Long Beach est une destination prisée des New Yorkais pendant l’été. Le reste de l’année ça a des allures de stations balnéaire en hiver : c’est un peu mort. Il reste quand même les gens du coin qui animent un tantinet le voisinage. Mais il faudra m’expliquer ce qui passe par la tête des gens qui vont courir sur un tapis roulant dans un club de sport à 1 minute de la promenade de bord de mer…  OK ils payent un abonnement, mais euh voilà quoi…


Et au bord de la promenade de bord de mer, un hôtel qui m’a fait tour à tour penser à cette sympathique attraction à Disneyland puis à l’image que je me fais d’un lieu de tournage idéal pour un film à la Hitchcok :

Dans cette ambiance de thriller et de tension psychologique, je retrousse mon jean à la mode “pêche aux moules”, retire mes baskets et chaussettes et fais quelques pas hésitants sur le sable… glacé… sans savoir que j’étais sur le point d’être plongé au coeur d’une tragédie encore toute fraîche …

(Je préfère avertir mon jeune public/personnes sensibles/femmes enceintes qu’ils feraient mieux de passer leur chemin pour cette fois-ci, les photos qui suivent sont d’une rare violence…)

Les traces laissées par l’auteur du crime indiquent qu’il aurait prémédité son acte. La trace la plus ancienne est celle au tout premier plan, qui laisse penser à un atterrissage précipité vu l’écart avec les traces suivantes un peu plus loin. Une approche rapide n’a laissé que peu de chance à la victime dont les restes sans vie gisent épars. En arrière plan les traces sont formelles à nouveau : le coupable s’est dirigé vers l’océan pour nettoyer tout indice de son passage. Il pensait certainement que la marée effacerait rapidement ses empreintes, mais c’était sans compter ma présence sur les lieux. Je m’élance donc à la poursuite du malfrat pour tomber nez à nez quelques minutes plus tard avec un second drame :

On retrouve ici le même schéma, avec une approche par les airs, un coup fatal bien précis et efficace, mais aucune trace de lutte.

Je poursuis mon enquête à la recherche d’éventuels témoins. C’est Jojo qui me raconte le premier l’événement tragique. Il était en train de somnoler quand il a entendu de sinistres craquements qui l’ont réveillé en sursaut. Le temps d’accourir et il était déjà trop tard (en fait il était encore sur la route quand je l’ai rencontré …).

L’histoire de Jojo concorde parfaitement avec celle de Coco qui a entendu des bruits similaires à la même heure. Lui a vu s’enfuir un individu, je m’élance dans la direction qu’il m’indique…

Les traces sont fraîches, le gredin ne peut être bien loin …

Oh non, il s’est mêlé à la foule ! Comment savoir de qui il s’agit ?? Je m’approche à pas de loup, suspicieux. Un bruit d’ailes, je me retourne pour voir un individu s’échapper comme il est arrivé, volant droit vers le soleil pour m’empêcher de l’identifier …

THE END

Est-ce que je suis fier de moi ? Assez oui, voyez plutôt :

Pour les grincheux qui veulent profiter en toute sérénité des photos, un album “Long Beach” vient de faire son apparition sur mon Picasaweb.

Mes pieds sont rapidement devenus bleus, donc je n’ai pris que deux photos de mes pieds dans l’eau … je vais devoir étouffer mes véléités d’aller nager encore un ou deux mois j’imagine !


Sur le chemin du retour, alors que le train passe un horizon dégagé, j’aperçois dans le lointain la skyline scintillante de Manhattan sous un ciel aux couleurs de soleil couchant, un étang au premier plan reflétant la scène. New York, New York !

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